Vocationslille.fr

L'actualité au Service Des Vocations dans le diocèse de Lille (F-59000) au jour le jour... Avec un regard résolument positif ! Contact: 9, rue Notre-Dame BP.37, Cassel (59670)

mercredi 29 avril 2009

De Taizé...

CroixPetit
Jésus le Christ, quand nous sommes rassemblés en ton nom,
tu es là, au milieu de nous.
Toi qui as souffert et qui es ressuscité, tu nous donnes la paix,
cette paix que nous ne pouvons pas nous donner à nous-mêmes.
Tu pardonnes et tu nous rends libres, libres pour aimer.

Posté par vocations à 07:31 - Monastère invisible - Commentaires [0] - Permalien [#]


mardi 28 avril 2009

« Tout est à vous, et vous êtes au Christ et le Christ est à Dieu. »

visagechristcolumb07

Homélie de la profession solennelle du frère Colomba:

frère Columba,
qu’est devenu ce jeune homme riche de l’évangile ?
écoutons d’abord ensemble la très courte homélie que lui adresse un poète chrétien :

Tu n’es pas arrivé au bord de la terre
où tu croyais tomber dans les bras de Dieu
Tu n’as rencontré qu’un mur à la fin
et Dieu était déjà venu en ce monde.

Dans quel paysage oublié, quelle scène ?
Que nous demandait-il ?

Avec nos vertus, le jeune homme riche a vieilli,
tenant prêts
un verre d’eau tiède, une figue tardive
sans pouvoir retrouver le regard qui l’aima.
(Jean-Pierre LEMAIRE, Le cœur circoncis, p.19)


frère Columba,
si nous sommes rassemblés aujourd’hui pour ta profession, c’est que tu n’as pas voulu laisser passer ce regard du Christ sur toi. Tu as saisi que l’amour du Christ l’emportait sur tout le reste, et qu’il valait la peine, comme le dit saint Benoît, de « ne rien préférer à l’amour du Christ ».
Pourtant, ce « ne rien préférer » demeure un combat tout au long d’une vie, tu le sais.
Il y a le monde des choses, des biens, des trésors, et parmi ces trésors, le beau. Celui qui a reçu un œil, une oreille, une main, capables de discerner le beau, de le goûter, découvre que la beauté déjà l’emporte sur mille et mille choses que convoitent beaucoup d’autres personnes, et ces choses deviennent alors comme un peu de sable ; un tel homme se met à préférer le beau.
Et plus encore que le beau qui reste extérieur à soi, il y a un autre trésor séduisant et qui semble supérieur parce qu’intérieur, parce qu’il nous façonne et nous transforme nous-mêmes, et c’est le bien, la vertu, les vertus, une façon d’agir avec bonheur et pour notre bonheur.
Mais, pour celui qui, un jour, croise le regard du Christ, découvre le regard de l’amour posé sur lui, ce bien de la vertu devient aussi un peu de sable.
Il n’y a aucun bien à posséder qui vaille le fait d’être aimé comme le Christ nous aime. C’est parce que l’on n’est pas aimé ou mal aimé qu’on se met en quête de posséder quelque chose.
Le jeune homme riche disait déjà dans sa question le malheur auquel il s’exposait : « Bon Maître, que puis-je faire pour AVOIR EN HÉRITAGE, pour POSSÉDER la vie éternelle ? ».
Posséder la vie éternelle ?
Non !

Jésus répond : « une seule chose te manque » : non pas la vie éternelle, non pas le bien, non pas le beau…
Non, ce qui te manque,
c’est de manquer,
c’est d’être pauvre,
c’est le manque lui-même,
va, donne, comprends que ta seule richesse, celle que la tombe ne te ravira pas, c’est le manque, le trou d’une aiguille, comme le vide de la pupille dans ton œil, ce petit trou qui nous permet de recevoir tout, le monde entier sous nos yeux par le trou d’une aiguille, le vide de cette pupille par lequel passe le regard, le désir et l’amour.
Le Baal-Shem-Tov disait à ses disciples : « hélas, hélas, le monde est tout entier plein de mystères grandioses et de lumières formidables, que l’homme se cache à soi-même avec sa petite main »
S’il n’y a pas de manque en nous, il n’y a pas de place pour l’autre, pour les autres, pas de place pour l’amour ; la vie éternelle n’est pas une conquête solitaire, elle commence avec l’abandon de toute conquête solitaire, même morale ; ne rien posséder en propre est la marque du moine bénédictin.

Frère Columba,
tu le sais, autour du vide de la pupille, il y a un diaphragme ; ce trou est réglable.
En notre cœur aussi, le manque est réglable ; c’est par ce vide que l’amour du Christ petit à petit dilate notre cœur pour en faire son lieu, le lieu du centuple. Quand, au soir de sa vie, saint Benoît voit le monde, l’univers, il le voit tout entier dans un rayon de la lumière de Dieu : par la pupille de son cœur, tout lui a été donné.
« Tout est à vous, et vous êtes au Christ et le Christ est à Dieu. » Puisque tu es moine, c’est à ce regard transfiguré que tu es convié, comme chacun de nous.

fr. David

www.encalcat.com

Posté par vocations à 22:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Un jeune Dunkerquois est devenu religieux !

IMG_5562

F. Columba, Joffrey Jennesson, a prononcé sa profession solennelle au monastère bénédictin d’En Calcat dans le Tarn, le samedi 25 avril en la fête de St-Marc. Il a ainsi engagé sa vie au sein de cette communauté. Après avoir quitté « son pays » à l’âge de 19 ans pour suivre des études en "Arts appliqués" , un BTS de "design industriel" dans le Sud, il se pose des questions sur le sens de sa vie et de ce à quoi il est appelé, il y réfléchit avec l’aide des prêtres du séminaire de Toulon et découvre un appel à la vie religieuse.

Eglise de Lille : Peux-tu nous dire comment est née ta vocation ?

Le scoutisme a tenu une place importante dans mon cheminement chrétien. En 2000, aux Journées Mondiales de la Jeunesse qui avaient lieu à Rome, j'ai ressenti un appel du Seigneur à donner toute ma vie dans une forme de vie consacrée mais tout était encore un peu flou. J’ai donc fait le choix d’entrer au séminaire l'année suivante pour mieux comprendre cet appel. Je pensais à la vie religieuse et ne désirais pas devenir prêtre. Au cours de l’été 2002, je me suis enrichi d’une expérience chez les franciscains du Bronx à New-York, c'est là que tout s'est précisé : je comprenais que le Seigneur m’appelait à "la vie religieuse contemplative !" Jamais, je n'avais imaginé que je puisse devenir moine. Jusque là, l’idée d’être à l’écart du monde, enfermé dans un monastère me rebutait...

A New York, devant l'immensité et le "bruit" de la ville, j’ai réalisé que ma vie prenait sens dans la prière et le silence, et que je serais personnellement plus uni et proche des pauvres dans une forme de vie cachée, comme Jésus à Nazareth...

A mon retour en France, j’en parle à un ami du séminaire qui me fait alors connaître « En Calcat », un monastère bénédictin dans lequel il est resté 9 mois en 1989. Je décide de m’y rendre et attrape un "coup de foudre" pour ce lieu: » je me sentais chez moi ». Après plusieurs stages, la communauté décide de m’accueillir comme postulant puis comme profès temporaire. Cela fait maintenant 6 ans que je vis au sein du monastère et suis prêt à cet engagement pour la vie.

* Qu'est ce que tu as trouvé à En calcat ?

Une soixantaine de frères, jeunes et âgées, qui cherchent Dieu, ensemble, dans la prière et le travail. Quand on rentre au monastère, on vient pour le silence, et pour "chercher Dieu", en fait, on trouve d'abord des frères qui ont des qualités et des défauts, on se découvre soi-même avec les mêmes richesses et faiblesses. On y trouve la présence de Dieu dans le concret, dans la vie fraternelle, tout simplement et pas ailleurs ! On y trouve aussi beaucoup de gens de passage qui viennent avec toute leur humanité, et cela est aussi très important.

* Que vis-tu au quotidien ? Quelles sont tes activités ?

Dans un climat de silence, je partage mon temps entre la prière, le travail, la vie commune. Personnellement, après avoir entretenu deux ans le jardin, et avoir réalisé quelques vitraux et céramiques, je travaille depuis 3 ans dans un atelier de montage de cithares.

Que t'apporte la vie communautaire ?

La vie communautaire m'apporte beaucoup ; ce que je suis aujourd'hui, je le dois à mes frères, à leur confiance. Elle est soutien et stimulation pour la prière. Les autres sont des miroirs ; je ne peux pas faire semblant dans les relations fraternelles ! On essaie de se soutenir mutuellement dans les difficultés et on partage de belles joies, notamment aux grandes fêtes. Le fait de vivre ensemble n'est pas simplement de l'ordre de la commodité, on essaie de vivre ensemble la grande prière que Jésus adresse au Père, être "Un", comme le Père, le Fils et l'Esprit sont Un, avec les différences que cela implique. Il n' y a pas d'unité de la communauté sans l'acceptation des différences de chacun.

* Quel est le sens du choix de vie que tu prends définitivement ?

Le 25 avril, le jour de ma profession solennelle, j’ai prononcé devant Dieu et la communauté les vœux monastiques selon la règle de saint Benoît : conversion, stabilité et obéissance. La conversion implique de se "retourner" continuellement vers Dieu car on s'en éloigne vite ! La stabilité signifie que je m’engage à vivre au sein de la communauté et au même endroit toute ma vie. Par l'obéissance, je vais manifester que je veux décider avec les autres ce qui est bon pour moi. A partir de ce jour-là, je ferai partie intégrante de la communauté, et plus rien ne m'appartiendra en propre, y compris ma propre vie ! "Il n' y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis", dit Jésus. Notre vie est basée sur le service, c'est-à-dire l'amour mutuel, dans le don total de notre existence, à l'image du Christ qui s'est fait serviteur…

  • Quelle est ta      parole d'évangile préférée ?

J'en ai beaucoup !  J'aime surtout dans l'évangile de Jean : « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu'ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m'as envoyé..." Jn 17,21

* Qu'aimerais-tu exprimer aux chrétiens du diocèse et aux jeunes qui se posent des questions sur le sens de leur vie ?

J'aimerai dire que Dieu nous aime infiniment comme ses enfants ! Nous avons à le découvrir, à en faire l’expérience. Pour répondre à son amour, il nous faut grandir en liberté car aimer signifie surtout "donner", et non simplement "prendre" l'autre. Pour donner à son "prochain", nous avons besoin d’apprendre à "recevoir" de Dieu, dans la prière et le silence, mais aussi à accueillir ce que nous donne les autres. Gardons un peu de place pour Dieu et les autres, ne soyons pas trop "pleins" de choses inutiles et passagères!

Aux jeunes qui se posent des questions sur la vie, j'ai envie de leur dire : N'ayez pas peur de "donner" de vous-même autour de vous. Chaque fois qu'on essaie de se protéger et de se renfermer, c'est l'échec ! Au contraire, l'ouverture dans le don dilate et rend heureux... il s'agit pour chacun de donner d'abord ce qu'il a reçu de particulier de Dieu.

* un dernier message ….

 Je vous invite à venir parler de tout çà sur place, à « En Calcat »! Et priez avec moi... je prierai aussi pour vous.

Posté par vocations à 22:07 - Portraits - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 27 avril 2009

Timothy Radcliff: La promesse de vie (21)

MAVOC

3.1 La communauté de la Parole

À la fin de la plupart des visites canoniques, le visiteur fait quelques remarques édifiantes sur la nécessité de prier davantage. Nous acquiesçons sagement et formons de vagues résolutions. Est-ce qu'on a l'impression que l'enjeu est bien de redonner vie à ces ossements desséchés ?

Dès la naissance, les parents commencent immédiatement à parler à l'enfant. Bien avant qu'il ne soit capable de comprendre, un enfant est nourri de mots, baigné et bercé de mots. Le père et la mère ne parlent pas à leur enfant pour lui transmettre de l'information. Ils l'animent de leur parole. Il devient humain dans cet océan de langage. Petit à petit, il saura trouver une place dans l'amour que partagent ses parents. Sa vie croît en humanité.

De même nous sommes transformés par l'immersion dans la Parole de Dieu qui nous est adressée. Nous ne lisons pas la Parole pour y chercher de l'information. Nous y réfléchissons, nous l'étudions, la méditons, vivons avec elle, la buvons et la mangeons. « Que ces paroles que je te dicte aujourd'hui, restent dans ton cœur! Tu les répéteras à tes fils, tu les leur diras aussi bien assis dans ta maison que marchant sur la route, couché aussi bien que debout. » (Dt 6,6 ss). Cette parole de Dieu travaille en nous, nous rend humains, nous anime, nous forme à cette amitié qui est la vie véritable de Dieu. Comme l'écrivait Jourdain à Diane dans sa lettre de Noël 1229: « Relisez cette parole en votre cœur, retournez-la en votre esprit, laissez-la devenir douce comme le miel sur vos lèvres; méditez-la, habitez-la, afin qu'elle puisse habiter avec vous et en vous à jamais. » ( Lettre 41, Vann op cit, p. 112.)

Un couple de mes amis a adopté un enfant. Ils l'ont trouvé dans une immense salle d'hôpital à Saigon, orphelin de la guerre du Viêt-Nam. Les premiers mois, à l'hôpital, personne n'avait eu le temps de s'en occuper ou lui parler. Il a grandi sans savoir sourire. Mais ses parents adoptifs lui ont parlé et souri, ouvre d'amour. Je me souviens du jour où, pour la première fois, il a renvoyé un sourire. La Parole de Dieu nous nourrit, afin que nous prenions vie, en humains, et devenions même capables de renvoyer le sourire de Dieu. Dans une communauté qui offre la vie, nous découvrirons cette Parole de Dieu chérie et partagée. Il ne suffit pas simplement de dire davantage de prières. Elles peuvent même nous suffoquer, surtout récitées à toute vitesse. Lorsque Dominique priait, il se régalait de la parole de Dieu, « savourait les paroles de Dieu dans sa bouche et, ce faisant, prenait plaisir à se les réciter à lui-même » (Cinquième voie), comme on goûterait un bon vin français. Albert le Grand disait que nous devions « être souvent nourris par la douceur (dulcedo, à nouveau) de la parole de Dieu » (Sermon, Recherches de théologie ancienne et médiévale 36 (1969) p. 109.).

Ainsi nourri des mots de ses parents, l'enfant fait la terrifiante et libératrice découverte qu'il n'est pas le centre du monde. Derrière le sein, il y a une mère. Tout ne marche pas à sa commande. Il se découvre lui-même partie de la communauté humaine. Dans la conversation de nos parents, nous découvrons un monde auquel nous pouvons appartenir. Ainsi, de même, nourris par la parole de Dieu, nous sommes introduits dans un monde plus vaste. Le bon pasteur venu pour qu'on ait la vie, et qu'on l'ait en abondance, est celui qui ouvre les portes pour que nous puissions sortir à la découverte d'immenses espaces libres. En prière, nous partons en exode, au-delà de la minuscule coquille de notre nombrilisme. Nous pénétrons dans l'univers plus vaste de Dieu. La prière est une « discipline qui m'empêche de me prendre tout naturellement pour le centre immuable d'un petit univers, et me permet de me trouver, me perdre et me retrouver en permanence dans la trame d'un monde que je n'ai pas fait et que je ne contrôle pas » (42 Rowan Williams, ibid, p. 120.).

L'enfant mûrit dans la conversation de ses parents, et découvre qu'il n'est pas seul. De même, nous sommes gagnés par l'amitié de Dieu, guéris de notre égocentrisme, et nous commençons à entrevoir le monde réel. Yeats écrivait: "Nous avons nourri le cœur de fantasmes; à ce régime, le cœur en grandissant est devenu brutal. » (
« Meditations in time of Civil War », Collected Poems, Londres, 1969, p. 230.) La prière guérit nos codeurs des fantasmes. Saint Thomas dit que prier le Notre Père « façonne notre vie affective toute entière » ( Somme Théologique II.II 83. a. 8.
). Par la prière pour que soit faite la volonté de Dieu et que son Règne vienne, nos cœurs sont remis à neuf.

En nous libérant de nos fantasmes égocentriques et en pénétrant dans l'univers plus vaste de Dieu, nous découvrons que d'autres souffrent violence et désolation. Le frère Vincent de Couesnongle, op parlait de « la contemplation de la rue ». Pour Dominique, les affligés et les opprimés « font partie du 'contemplata' dans 'contemplata aliis tradere'... La blessure de conscience qui délie l'esprit et le cœur de Dominique dans la contemplation, et lui permet, avec une vulnérabilité impressionnante, de ressentir les souffrances et les besoins de ses prochains, ne peut simplement se justifier par l'observation de certains souvenirs écrasants de souffrances ou même par sa propre compassion naturelle » (
 Paul Murray op, « Dominican grounded in Contemplative experience », conf. River Forest Chicago, juin 1997). C'est, dit le frère. Paul Murray, une « blessure contemplative ». C'est pourquoi la vie contemplative est au cœur de toute recherche d'un monde juste. La contemplation nous rend capables de regarder de manière désintéressée.

La promesse de vie, Frère Timothy Radcliffe, o.p.
Maître de l'Ordre des Prêcheurs, le 25 février, Mercredi des Cendres 1998

Posté par vocations à 20:24 - La promesse de Vie - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 26 avril 2009

Prière pour commencer la semaine (9-18):

bougie2

Seigneur, donne-nous beaucoup d'amour

Seigneur, donne-nous beaucoup d'amour.

Seigneur, dans ton immense bonté,
tu daignes avoir besoin des hommes
pour réaliser ton plan d'amour sur le monde.

Nous sommes tous appelés
à révéler ton amour
et à y répondre !

A chacun de nous,
tu confies une part de la mission,
en respectant notre liberté.

Dans la grande symphonie du monde,
nous avons tous une petite note à jouer :
si nous ne la jouons pas,
personne ne la jouera à notre place !

Donne-nous, Seigneur,
assez de FOI pour répondre à ton appel,
assez d'ESPERANCE pour te faire confiance,
et assez d’AMOUR pour agir avec toi de tout notre cœur !

Sœur Marie-Luce, fndsc
(Décembre 2004 – Annales d’Issoudun – Revue de Notre Dame du Sacré-Coeur)

Posté par vocations à 17:25 - Monastère invisible - Commentaires [0] - Permalien [#]

Une Bonne Nouvelle pour aujourd'hui: l'Evangile (Lc 24,35-48)

ressuscite02

A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AEL
F, Paris

Le diaporama du père Yves B. : http://www.nordnet.fr/ndlys/meditation/Meditation.ppt

N'hésitez pas à poster vos commentaires, vos réactions, votre prière suscités par ce texte; ou même ce que vous avez entendu ou vu... Merci !


Posté par vocations à 06:57 - Parole de Dieu - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 24 avril 2009

Appelés ?

Num_riser0001

Extrait de Il est vivant !, N°244, décembre 2007, 15 questions sur l'Eglise

Posté par vocations à 07:15 - En image(s)... - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 23 avril 2009

Rencontre avec le Père Desrumaux

EAP_St_Maurice_02_08_004

Lorsque l’on rencontre le Père Desrumaux on est tout de suite frappé par son dynamisme. Ordonné prêtre par le Cardinal Liénart il y a de cela 53 ans, il est aujourd’hui âgé de 78,5 ans et vit une vraie fausse retraite depuis trois ans. Vraie fausse ? Oui, parce que Jean Desrumaux est un éternel appelé. Aîné d’une famille de sept enfants, très proche de son oncle prêtre, c’est dès le primaire qu’il a pensé à la prêtrise. Puis tout au long de sa vie il a toujours su dire « oui » aux différentes missions qui lui ont été confiées. Se décrivant lui-même comme un « passionné de l’Eglise », profondément animé par le désir de servir autrui, il a d’abord consacré une trentaine d’années dans l’enseignement catholique! Après avoir été enseignant pendant une dizaine d’années, il devient directeur de son collège (Sacré-Cœur à Estaires). Là il s’attache d’une part à s’occuper des enfants en difficulté (« une mission essentielle de l’enseignement catholique » dit-il) et d’autre part à faire former les différents intervenants de l’établissement : depuis les enseignants jusqu’aux cuisiniers !

Après ces nombreuses années dans l’enseignement, le Père Desrumaux fut pendant les 21 années suivantes curé de paroisse. Pour lui, être prêtre est un « engagement de tous les jours ». Face au défi de plus en plus lourd de la diminution du nombre de prêtres il s’est attaché à responsabiliser les équipes de laïcs, essayant de « cristalliser » au mieux les idées et les énergies. A 76 ans il pense prendre sa retraite… Mais il est rappelé pour faire vivre notamment la paroisse St Benoît des Marais à Lomme, jusqu’à ce que le Père Jean-Claude Loock, récemment ordonné prêtre ne vienne prendre la suite.

Le Père Desrumaux a dès lors profité des quelques mois de sa nouvelle condition de retraité pour s’investir dans la Fraternité Diocésaine des Parvis, dont les trois piliers lui tiennent à cœur : passer du temps à approfondir la parole de Dieu, avoir une vie simple et solidaire, être disponible aux appels de la vie et de l’Eglise. Par ailleurs il continue d’accompagner le groupe des catéchistes, parents et enfants dans le parcours des « Caravaniers » sur la paroisse de St André où il réside..

Mais cette fois encore la retraite du Père Desrumaux, pourtant bien méritée, n’aura pas été longue, car il a été rappelé pour accompagner quelques mois notre paroisse de Saint Maurice des Champs … et nous le remercions d’avoir, cette fois encore, dit « oui » AA Le Mouëllic

Posté par vocations à 07:26 - Portraits - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 21 avril 2009

Timothy Radcliffe: La Promesse de Vie (20)

bougies

3. LA VIE DE PRIÈRE

« Je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître. » (Jn 15,15).

Celui qui est touché par l'abondance de vie aime sans possessivité, spontanément, joyeusement. Son cœur de pierre devient un cœur de chair. Cette profonde transformation de notre humanité implique, suivant notre tradition, tout à la fois l'étude et la prière. Jourdain de Saxe nous dit qu'elles nous sont toutes deux aussi nécessaires que le boire et le manger. Par l'étude, nous remettons le cœur humain à neuf. Nous découvrons cette « illumination intellectuelle qui nous fait entrer dans l'affection de l'amour » (Somme Théologique 1.43, a 5, ad 2.). L'étude et la prière font toutes deux partie de la vie contemplative à laquelle tout dominicain est appelé. Mais les réflexions supplémentaires sur l'étude vous seront épargnées, puisque j'ai déjà écrit une lettre sur le sujet. Je vous ferai partager quelques pensées sur la prière et la plénitude de la vie.

La promesse de vie,
Frère Timothy Radcliffe, o.p.
Maître de l'Ordre des Prêcheurs, le 25 février, Mercredi des Cendres 1998

Posté par vocations à 07:15 - La promesse de Vie - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 20 avril 2009

Prière pour commencer la semaine (9-17)

bougiecassel

Pour le règne du Christ

O Christ, Ton règne est proche.
Accorde-nous
de pouvoir communiquer Ton amour
et d'annoncer Ta royauté divine
par l’exemple de notre vie et par nos œuvres.

Prends possession de nos cœurs ici-bas,
afin qu'ils soient tiens pour l’éternité.
Ne permets pas
que nous nous éloignons de Ta volonté :
que ni la vie ni la mort
ne parviennent à nous séparer de Toi.

Que notre cœur ait sa source en Toi,
notre Sauveur,
pour que, rassasiés de Ton amour,
nous devenions les apôtres infatigables de Ton règne.

Que nous mourions chaque jour à nous-mêmes
pour ne vivre que de Toi seul.

Padre Pio

(trouvé dans la Croix du Nord n°2099, 13 au 19 mars 2009)

Posté par vocations à 07:20 - Monastère invisible - Commentaires [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4   Page suivante »