dimanche 31 mai 2009
Prière pour commencer la semaine (9-23):
Viens Esprit d'Amour et de Paix !
Esprit de
communion, âme et soutien de l'Eglise,
fais que la
richesse des charismes et des ministères
contribue à
l'unité du Corps du Christ ;
fais que les
laïcs, les consacrés et les ministres ordonnés
travaillent
ensemble à l'édification de l'unique Règne de Dieu.
Viens Esprit
d'amour et de paix !
Esprit
consolateur, source inépuisable de joie et de paix,
suscite la
solidarité envers ceux qui sont dans le besoin,
fournis aux malades
le réconfort nécessaire,
inspire à ceux
qui sont dans l'épreuve
la confiance
et l'espérance,
ravive
l'ardeur de tous pour construire un avenir meilleur.
Viens Esprit
d'amour et de paix !
Esprit de
sagesse, toi qui touche les intelligences et les coeurs,
guide les
hommes dans leurs recherches scientifiques et techniques
pour qu'ils
se mettent au service de la vie, de la justice et de la paix.
Rends fécond
le dialogue avec ceux qui appartiennent à d'autres religions,
fais que
toutes les cultures s'ouvrent aux valeurs de l'Evangile.
Viens Esprit
d'amour et de paix !
Esprit de
vie, par qui le Verbe s'est fait chair
dans le sein
de la Vierge, femme du silence et de l'écoute,
rends-nous
dociles aux suggestions de ton amour,
et toujours
prêts à accueillir les signes des temps
que tu places
sur les routes de l'histoire.
Viens Esprit
d'amour et de paix !
A toi, Esprit
d'Amour, avec le Père Tout-Puissant et le Fils unique,
soit la
louange, l'honneur et la gloire pour les siècles sans fin.
Amen.
Jean-Paul II,
Vatican, 30 décembre 1997
(trouvé sur http://www.croire.com/)
Une Bonne Nouvelle pour aujourd'hui: l'Evangile (Jn15,26-27.16,12-15)
Quand
viendra le Défenseur, que je vous enverrai d'auprès du Père, lui, l'Esprit de
vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi,
vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez
pas la force de les porter. Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous
guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de
lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous
le fera connaître. Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour
vous le faire connaître. Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà
pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire
connaître.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le diaporama du père Yves B. : http://www.nordnet.fr/ndlys/meditation/Meditation.ppt
N'hésitez pas à poster vos
commentaires, vos réactions, votre prière suscités par ce texte; ou
même ce que vous avez entendu ou vu... Merci
samedi 30 mai 2009
Pour se préparer à vivre la Pentecôte:
Béni sois-tu, Esprit Saint, Lumière de Dieu.
Aide-nous, aujourd’hui à cheminer avec courage et confiance, au milieu de nos
obscurités et de nos incertitudes,
vers plus de Lumière.
Béni sois-tu, Esprit-Saint, tendresse de Père.
Fais que nous sachions nous émerveiller de tout ce qui est beau, de tout ce qui
prend naissance.
Béni sois-tu, Esprit de Vérité.
Donne aux hommes et à ton Eglise d’en être des chercheurs, sans jamais croire
le posséder.
Béni sois-tu, Esprit Créateur.
Aide-nous à tout penser et construire dans le monde,
à partir des pauvres,
de ce qu’ils sont, ce qu’ils vivent.
Nous servirons ainsi à
la libération de l’Eglise et du Monde.
Loué sois-tu, Esprit Défenseur.
Viens prendre, par ceux qui s’unissent,
la défense de ceux qui
sont blessés dans leur dignité.
Loué sois-tu, Esprit Saint, Père des pauvres,
Toi qui chantes en la
vie des humbles.
Aide-nous à apprendre d’eux, ce qu’ils nous enseignent de Toi. Cardinal Dannels
vendredi 29 mai 2009
Peut-on évangéliser avec Facebook ,... ?
Vers une évangélisation interactive
Entretien avec Xavier Debanne, expert en Eglise et Internet
ROME, Vendredi 19 décembre 2008 (ZENIT.org) - Second Life, Facebook, Youtube... qu'ont-ils à voir avec l'évangélisation ? Beaucoup, selon l'ingénieur Xavier Debanne qui souhaite que l'Eglise, pour marquer sa présence sur Internet, soit « promotrice d'une évangélisation interactive, menée par des chrétiens qui interagissent avec d'autres chrétiens et non par e-mail, messageries instantanées, chat, blog, podcast, présence dans Second Life, etc. ».
ZENIT a rencontré Xavier Debanne, conseiller à l'Information and Communications Technology (ICT) et expert en marketing et communication. Il collabore avec des organisations à but non lucratif et des institutions religieuses sur des questions relatives à Internet. Actuellement membre du directoire de l'Association des Webmasters catholiques italiens de la Conférence épiscopale italienne (CEI), il a également été cadre dirigeant chez Olivetti entre 1990 et 1998, et chez Siemens Informatique, entre 1998-2006.
Expert en technologies numériques, il est né à Paris en 1954, marié, deux enfants et vit à Rome depuis 1980. Parmi les sites gérés ou projetés et réalisés par Xavier Debanne on trouve l'Index analytique de la revue Civiltà Cattolica (www.ananiainrete.it/lcc/) et le site de l'Eglise du Gesù à Rome (www.chiesadelgesu.org). Il a également créé le site de partage sur la culture numérique Anania en réseau (http://www.ananiainrete.it/).
ZENIT - Quels sont les dangers mais aussi les atouts de l'interactivité d'Internet ?
Xavier Debanne - L'interactivité d'Internet a changé de manière substantielle la culture occidentale. Par exemple, elle tend à modifier la nature des rapports interpersonnels, surtout parmi les jeunes : les rapports « face à face » diminuent au profit de rencontres sur Internet qui, souvent, risquent d'être superficielles, conséquence aussi de la culture postmoderne qui évalue positivement l'épisode et incite à vivre le dialogue sur Internet un peu comme un jeu vidéo, où la complexité des problèmes n'existe plus et où tout est simple et acceptable.
Un exemple de cela est la limitation de sites comme Facebook, qui réduit grossièrement l'amitié à un paramètre binaire : une personne figure dans la liste des amis ou elle n'y figure pas.
En même temps, l'interactivité d'Internet permet, par exemple, la visite sans sortir de chez soi de la Chapelle Redemptoris Mater du Vatican. Sur le site du Vatican l'internaute a la possibilité d'admirer les mosaïques de la chapelle en se déplaçant virtuellement, en bougeant la souris de son ordinateur. Et c'est encore Internet qui permet aux huit cents prêtres du site « preti online » de répondre individuellement aux internautes par courrier électronique.
S'il me semble, d'un côté, qu'Internet favorise la diffusion d'une culture relativiste qui entame la capacité de s'interroger sur des questions essentielles, de l'autre on remarque qu'il multiplie les occasions de rencontre et d'annonce.
ZENIT - Internet est devenu un cadre de participation. Est-ce que cela peut engendrer de la confusion ?
X. Debanne - Les blogs ont été les premiers vrais sites web de participation, grâce à leur facilité d'utilisation, tant pour l'auteur que pour les lecteurs, ou soit parce qu'écrire des contenus et des commentaires est aussi facile que de les lire.
Toutefois, la prolifération des blogs, des sites web et des réseaux sociaux comme Facebook peut arriver à gêner l'internaute si celui-ci ne sait pas faire la distinction entre un blog et un autre, sur une toile apparemment plate et indifférenciée.
Le cas de l'encyclopédie online à contenu ouvert Wikipedia est emblématique. Même si sa base de données rassemble environ 3 millions et demi de vocables en 255 langues, cette encyclopédie n'est pas fiable à cause justement de sa caractéristique très innovante : fournir un contenu ouvert à tous.
En effet, il n'existe aucune garantie réelle concernant la validité et le soin donné à ces contenus. Mais le problème le plus grave est le fait que Wikipedia conduit au relativisme : étant donné que ce sont les usagers qui décident, ensemble, de la véracité des informations de chaque contenu, la tendance est de concorder uniquement sur des faits de grande banalité et de mettre toutes les positions sur un même plan.
Au-delà de Wikipedia, il me semble que les espaces de coopération et les réseaux sociaux en général sont à la base d'un processus extraordinaire en termes d'innovation sociale car le principe de base des réseaux sociaux est simple : exploiter les motivations individuelles pour produire des valeurs pour le groupe.
Toutefois, pour transformer les projets de coopération en projets sûrs il est indispensable d'étudier des mécanismes de gestion efficaces qui puissent augmenter leur autorité sans détruire l'élan de coopération.
ZENIT - La présence de l'Eglise catholique sur la toile est-elle optimale ?
X. Debanne - Je pense qu'actuellement la finalité principale de la présence d'une organisation ecclésiale sur Internet est de donner plus de visibilité à ses activités, ses propositions, ses documents, son histoire, etc. Il n'est donc pas surprenant qu'elle décide d'atteindre cet objectif en activant un site web.
Une autre façon d'être présente est de promouvoir une action interactive, menée par des chrétiens qui interagissent avec d'autres chrétiens et non chrétiens par e-mail, messageries instantanées, chat, blog, podcast, en étant présent sur Second Life, etc. Le thème de l'évangélisation sur réseau a souvent été traité par le magistère de l'Eglise, dès 1999, et son objectif est d'établir des relations avec ceux qui sont en recherche, en se fondant essentiellement sur la communication pastorale.
Personnellement, je crois à l'efficacité du récit de témoignages religieux dans un espace fortement orienté sur le partage et la participation, comme peut l'être un blog, en faisant amplement recours à des images symboliques, pour obtenir une communication qui suppose une création partagée à travers un processus d'interaction commune, que celui-ci soit de nature consensuelle ou de nature conflictuelle.
D'après moi, l'avenir de l'Eglise sur Internet sera marqué, dans une large mesure, par le passage de la communication institutionnelle à la communication pastorale.
Propos recueillis par Miriam Díez i Bosch
Traduction française : Isabelle Cousturié
jeudi 28 mai 2009
Souris... Jésus t'aime !!!
Card. J.M Lustiger: Si Dieu t’appelle (4)
Si Dieu t’appelle, ton cœur va s’ouvrir à une dimension d’amour que tu ne soupçonnais pas. Tu vas aimer ce peuple. Non seulement comme le compagnonnage que tout homme recherche. Non seulement comme la fraternité dans laquelle nous retrouvons enfin des hommes disponibles à l’amitié pour exorciser la solitude d’un cœur qui erre sans cesse, ne sachant où trouver la chaleur s’une communion. Non ! Tu vas aimer à fonds perdus tous les hommes. Car en tout homme tu reconnaîtras un frère qui t’es donné, une richesse nouvelle et insoupçonnée. Tu vas aimer ce peuple que le Christ lui-même rassemble et pour lequel tu seras la figure du berger. Tu vas aimer ce peuple qui va te porter ; même s’il te donne des coups, il sera ton soutien et ta force : ce peuple, l’Eglise entière en sa fonction maternelle toute d’amour et de paix, rend grâce et bénit Dieu, ce peuple par qui le salut entre dans le monde.
Si Dieu t’appelle, n’aie pas peur : tu reconnaîtras sa voix suis-le.
Si Dieu t’appelle, n’aie pas peur : l’Esprit est ta vie.
Cardinal Jean-Marie Lustiger,
Homélie donnée pour la Journée Mondiale de prière pour les Vocations (13 mai 1984)
mercredi 27 mai 2009
Dieu a-t-il une volonté particulière? (5/7)
Pour le dialogue de deux libertés
L’amour de Dieu nous précède ; nous ne finissons jamais d’en prendre conscience et d’en rendre grâce. Mais comme nous le rappelle saint Paul cet amour « s’est anéanti lui-même » (Ph 2,7) devant notre propre liberté, ayant pris pour nous éternellement la figure du Serviteur. C’est dire qu’en nous appelant à la communion Dieu n’a d’autre désir que de consacrer notre liberté, de lui offrir un horizon qui la dilate elle-même jusqu’à l’infini : « Demeurez en moi comme moi en vous… Je vous dis cela pour que ma joie soir en vous et que votre joie soit complète » (Jn 15,4&11). Si Dieu a bien un désir sur nous, c’est d’abord celui de nous voir porter du fruit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure » (Jn 15,16). On ne peut mieux souligner à la fois l’antériorité du désir de Dieu et son vœu profond : nous voir assumer pleinement notre liberté. Comme l’amour suscite l’amour, la liberté éveille la liberté : celle de Dieu éveille celle de l’homme.
Aussi pour apprécier la qualité spirituelle de ma réponse à Dieu, faut-il encore la relire du point de vue de ma propre liberté. Est-elle fruit de ma liberté profonde, exprime-t-elle une vie qui s’assume réellement elle-même ? Je reconnaîtrai que ma décision rejoint la volonté de Dieu, si je peux dire qu’elle me rend plus libre, c'est-à-dire si elle introduit dans ma vie cohérence et sens, si elle unifie mon passé en lui ouvrant un avenir. Nous touchons là à une des caractéristiques les plus profondes d’une décision spirituelle. Elle va unifier ce qui n’était encore dans mon passé que touches successives. Elle va tisser dans ma mémoire des liens que je n’avais pas encore perçus, introduire dans le discontinu apparent de mes grâces et de mes faiblesses une continuité nouvelle. Et en même temps, elle m’ouvre un avenir, la passé ainsi réunifié fait apparaître des possibilités neuves. Ce qui aurait paru impossible ou insensé devient naturel. Quant, à son retour de Jérusalem, Ignace de Loyola prend la décision d’aller à l’école, ce choix unifie tout un passé de grâces autour d’une motion spirituelle reconnue comme fondamentale : le désir d’aider les âmes. Il ouvre en même temps un avenir, qu’Ignace ne perçoit pas encore, mais qui va s’inscrire dans la logique de ce choix : ma fondation de la compagnie.
Il pourra alors dire en vérité que cette fondation est tout entière œuvre de Dieu dont l’amour l’a précédé et guidé à toutes les étapes de sa vie. Nous pouvons dire, nous, que c’est l’œuvre d’Ignace, de sa générosité, de sa fidélité, de sa lucidité : elle porte la marque de sa liberté. Faut-il alors parler d’une volonté de Dieu ? Nous sentons bien que toute alternative de ce type laisse de côté la vérité profonde : celle d’une rencontre, d’une communion de deux libertés qui se retrouvent dans une œuvre commune.
Michel Rondet, Dieu a-t-il sur chacun une volonté particulière ? ,
Christus N°153 (H.S)
mardi 26 mai 2009
Timothy Radcliffe : "proscrire l'homophobie des séminaires"
En mai 2005, La Vie interrogeait Timothy Radcliffe sur la question de la sexualité dans l'Eglise. Grande autorité morale du catholicisme, l'ancien maître des dominicains prenait position, sans craindre de briser les tabous.
La Vie. On évoque timidement l'ordination d'hommes mariés. Est-ce une bonne idée ?
Timothy Radcliffe.
Je n'ai pas la réponse, mais j'aimerais que l'on puisse en débattre.
Personnellement, j'accorde beaucoup de valeur au célibat, parce qu'il
procure une certaine liberté. Un exemple : en Angleterre, en étant
célibataire, le prêtre échappe au jeu des classes sociales si prégnant
dans la société britannique. Il peut être lui-même, partout. Mais le
fait d'avoir des prêtres mariés peut aussi enrichir l'Église. Des
hommes qui vivent leur ministère sacerdotal en s'appuyant sur leur
expérience d'époux et de père peuvent nous aider à mieux comprendre les
Évangiles. Ce n'est pas bon qu'il n'y ait que des célibataires.
Et l'ordination des femmes ?
Je n'ai jamais entendu une argumentation contre l'ordination des femmes
qui m'ait convaincu. Là encore, je ne sais pas ce qu'il faut faire,
mais je crois beaucoup aux vertus du débat. On pourrait aussi
s'interroger sur le diaconat féminin.
Les homosexuels pourraient ne plus être admis au séminaire. Êtes-vous d'accord ?
Je ne pense pas que le Vatican ira jusque-là. Ce serait une très
mauvaise idée. La première raison, c'est qu'une vocation est d'abord un
appel de Dieu. C'est lui qui appelle à la vie religieuse ou à la
prêtrise. Et il est évident qu'il a appelé des hommes et des femmes,
des prêtres et des évêques qui sont homosexuels. On ne peut pas dire à
Dieu qu'il n'a pas le droit d'appeler des homosexuels, puisqu'il l'a
déjà fait ! Il est important que ceux et celles qui entrent dans la vie
religieuse ou sacerdotale puissent mûrir et s'accepter tels qu'ils
sont. Si l'on déclare que l'on ne peut pas accepter les homosexuels, ça
va pousser ces gens à ne pas s'accepter tels qu'ils sont. Pourquoi les
enfermer dans une case ? L'orientation sexuelle d'une personne n'est
pas quelque chose d'essentiel. Peu m'importe de savoir si mon frère est
homo ou hétéro. Je crois, en revanche, qu'il faudrait être beaucoup
plus vigilant sur l'homophobie et sur la misogynie. Ces attitudes
devraient être totalement proscrites dans les séminaires.
Hétérosexualité et homosexualité sont-elles équivalentes ?
Non, mais je pense que les personnes hétérosexuelles et homosexuelles
doivent affronter les mêmes défis. Sommes-nous capables d'entrer en
relation avec celles et ceux que nous rencontrons ? Sommes-nous
capables de nous accepter tels que nous sommes, avec nos failles et nos
blessures ? Sommes-nous prêts à nous engager dans le célibat ? Ce qui
compte, c'est notre capacité d'aimer. Si l'on sait que l'on est accepté
par Dieu, totalement et sans réserve, on peut s'accepter soi-même. Les
prêtres ne doivent pas trop se centrer sur la question de leur identité
sexuelle, au risque de s'enfermer. Notre identité, nous la trouvons en
Christ. La question la plus importante est : comment annoncer
l'Évangile ?
Certains spécialistes affirment que
les personnes homosexuelles ont une sexualité beaucoup plus difficile à
gérer que les autres. Qu'en pensez-vous?
J'ai passé
vingt ans dans un centre de formation dominicain en Angleterre.
Certains frères étaient sans doute homosexuels, d'autres, non. Je n'ai
jamais eu l'impression qu'il y avait des problèmes spécifiques d'un
côté ou de l'autre. De toute façon, les jeunes qui entrent au séminaire
ne sont pas toujours au clair sur leur orientation sexuelle. Beaucoup
sont en train de la découvrir.
Nous sommes tous des hommes et des
femmes complexes, avec des éléments d'attirance vers les hommes et vers
les femmes. Plutôt que de procéder à des simplifications négatives en
excluant les homosexuels, il nous faut affronter cette complexité. Le
seul danger serait que s'installe au sein d'un séminaire ou d'une
communauté une sorte de sous-culture homosexuelle. Cela serait
extrêmement destructeur. C'est la raison pour laquelle l'orientation
sexuelle ne doit pas devenir quelque chose de central. La vérité émerge
toujours du dialogue. Plutôt que de prendre des mesures malheureuses,
dans ce domaine comme dans d'autres, l'Église doit continuer à débattre.
Le
synode des évêques se termine à Rome. À partir de votre expérience
personnelle, comment renouveler la question de l'eucharistie ?
J'ai passé pas mal de temps en Afrique et j'ai toujours été
impressionné par la qualité des célébrations eucharistiques et par la
joie qui s'en dégage. Face à la pauvreté, face aux guerres civiles,
face à toutes les calamités qui frappent leur continent, les Africains
entrent beaucoup plus facilement que nous dans le mystère pascal
célébré à la messe. Le sacrement de l'Eucharistie est véritablement
pour eux une question de vie ou de mort. Et, pour exprimer cet enjeu,
ils font preuve d'une étonnante créativité qui nous manque terriblement
en Europe.
Nous devrions prendre modèle sur eux, en faisant appel
à des artistes, à des poètes et à des musiciens pour exprimer, à
travers la beauté, notre espérance pour l'avenir. J'attends aussi du
synode qu'il ne ferme pas les portes ouvertes lors du concile Vatican
II, mais qu'il ouvre des chemins de dialogue.
Par Laurent Grzybowski
http://www.lavie.fr/l-hebdo/notre-point-de-vue/article/1248-timothy-radcliffe-proscrire-lhomophobie-des-seminaires/retour/11/hash/e24818b813.html
dimanche 24 mai 2009
Prière pour commencer la semaine (9-22):
SOUVIENS-TOI, Notre-Dame du Sacré-Cœur
Souviens-toi,
Notre-Dame du Sacré-Cœur,
des merveilles
que fit pour toi le Seigneur !
Il t'a choisie pour Mère
et te voulut près de sa croix ;
il te fait partager sa gloire ;
il écoute ta prière...
Offre-lui nos louanges
et nos actions de grâces ;
présente-lui nos demandes (...).
Fais-nous vivre comme toi
dans l'amour de ton Fils,
pour que son Règne vienne !
Conduis tous les hommes
à la source d'eau vive
qui jaillit de son Cœur,
répandant sur le monde
l'espoir et le salut,
la justice et la paix.
Vois notre confiance,
réponds à notre appel,
et montre-toi toujours notre Mère !
Amen.
Une Bonne Nouvelle pour aujourd'hui: l'Evangile (Jn 17,11-19)
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi,
je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom
que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes. Quand
j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné.
J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte
de sorte que l'Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je
parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient
comblés. Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine
parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde. Je
ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Consacre-les par
la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi
aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même,
afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le diaporama du père Yves B. : http://www.nordnet.fr/ndlys/meditation/Meditation.ppt
N'hésitez pas à poster vos
commentaires, vos réactions, votre prière suscités par ce texte; ou
même ce que vous avez entendu ou vu... Merci


















