lundi 29 juin 2009
Prière pour commencer la semaine (9-27):
PRIÈRE POUR L’ANNÉE SACERDOTALE
Seigneur Jésus,
Tu as voulu donner à l’Eglise, à travers Saint
Jean-Marie Vianney,
une vivante image de toi-même, et une personnification de
ta charité pastorale
Aide-nous, en sa compagnie et aidés par son
exemple,
à bien vivre cette année sacerdotale.
comment trouver notre joie à rester longuement
devant le Saint-Sacrement;
comme ta Parole qui nous enseigne est simple
et quotidienne ;
avec quelle tendresse ton amour accueille les
pécheurs repentis ;
comme est consolant l’abandon confiant à ta
Très Sainte Mère Immaculée ;
comme il est nécessaire de lutter avec
vigilance contre le Malin.
que nos jeunes puissent aussi apprendre de
l’exemple du Saint Curé d’Ars,
combien est nécessaire, humble et glorieux
le ministère sacerdotal que tu veux confier à
ceux qui s’ouvrent à ton appel.
se réalisent ces merveilles de grâce que tu
accomplis
quand un prêtre sait « mettre de l’amour
dans sa paroisse ».
Fais que nos familles chrétiennes se sentent
chez elles dans l’église
– là où tes ministres peuvent toujours être rencontrés
–
et sachent rendre leur maison belle comme une
église.
et nourrisse la charité de tous les fidèles,
de sorte que toutes les vocations et tous les
charismes
donnés par ton Esprit Saint puissent être
accueillis et valorisés.
accorde-nous l’ardeur et la vérité du cœur
pour que nous puissions nous adresser à ton
Père Céleste,
en faisant nôtres les mots mêmes
que Saint
Jean-Marie Vianney utilisait
et mon seul désir est de vous aimer jusqu'au dernier soupir de ma vie.
et j'aime mieux mourir en vous aimant,
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
et la seule grâce que je vous demande,
c'est de vous aimer éternellement.
si ma langue ne peut dire à tous moments que je vous aime,
je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.
parce que vous avez été crucifié pour moi ;
et parce que vous me tenez ici-bas crucifié pour vous.
et en sentant que je vous aime. »
Amen
mercredi 24 juin 2009
Card. Roger Etchegaray: 'Prêtre au solstice de juin'
C’était le jour de la Saint-Jean… à Saint-Jean-de-Garguier, dans la banlieue marseillaise, pour les noces de diamant d’un prêtre.
Avec la naissance de Jean-Baptiste, un monde finit et un autre commence, un monde où ce qui est impossible à l’homme s’avère possible à Dieu. Dans une famille, il n’y a pas d’aurore plus chargée de promesse et d’incertitude qu’une naissance : que sera donc cet enfant ? Le petit de Zacharie et d’Elisabeth aurait dû s’appeler « comme son père » , et voici que divinement il prend un nom porté par personne dans la parenté. Il s’appellera Jean, « Dieu est grâce » (cf. Lc 1, 57-67).
Célébrer un jubilé sacerdotal sous le signe du Précurseur, c’est souligner la tâche permanente du prêtre : témoigner que Dieu est grâce, proclamer l’irruption de l’imprévisible de Dieu dans nos vies. Tout prêtre porte le nom de Jean. Plus encore il est lui-même Jean, celui qui ne cesse de montrer du doigt le Sauveur. Il diminue pour que Lui grandisse, il diminue jusqu’à être décapité pour exalter l’amour infini de Dieu. Parce qu’il éprouve jusque dans sa propre vie que tout est grâce, le prêtre devient hors d’âge et en tout temps s’affirme homme libre, détaché de toute pesanteur du passé, de la routine, de la peur. Chaque jour, le service de Dieu et de l’Eglise se présente à lui comme un frais matin, accueillant la nouveauté de l’aujourd’hui de Dieu.
Dans les nuits de la terre, le prêtre ne porte pas seulement le secret d’une grande espérance, il est la voix qui crie cette espérance en plein désert, il est celui qui par le sacrement de la réconciliation apporte au cœur meurtri de l’homme l’expérience indicible que tout est possible à Dieu. A longueur de mois le prêtre fait vivre la nuit la plus courte de l’année. La nuit où, depuis le fond des âges, les hommes s’efforcent de jeter un pont de lumière entre le jour qui tombe le plus tard et le jour qui se lève le plus tôt. La nuit où, sur les collines, de loin en loin, les feux de la Saint-Jean font reculer les ténèbres.
Prêtre au solstice de juin, pour que ne cesse de rougeoyer le Christ, Lumière des nations, Lumière sans couchant.
Cardinal Roger Etchegaray, J’avance comme un âne , Fayard (1984)
lundi 22 juin 2009
Benoît XVI : lettre aux prêtres
Vous pouvez télécharger la lettre aux prêtres proposée par le pape à l'occasion de l'ouverture de l'année sacerdotale : lettreauxpretres
dimanche 21 juin 2009
Prière pour commencer la semaine (9-26):
Ô Dieu, envoie nous des fous
"Ô Dieu, envoie nous des fous,
qui s'engagent à fond,
qui oublient,
qui aiment autrement qu'en paroles,
qui se donnent pour de vrai et jusqu'au bout.
Il nous faut des fous,
des déraisonnables,
des passionnés,
capables de sauter dans l'insécurité :
l'inconnu toujours plus béant de la pauvreté (...)".
Joseph-Louis Lebret
Bonne Nouvelle pour aujourd'hui: l'Evangile (Mc 4,35-41)
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d’autres embarcations le suivaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menace le vent et commande à la mer : « Silence, tais-toi. » Le vent tombe, et il se fait un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le diaporama du père Yves B. : http://www.nordnet.fr/ndlys/meditation/Meditation_fichiers/fullscreen.htm
N'hésitez pas à poster vos commentaires, vos réactions, votre prière suscités par ce texte; ou même ce que vous avez entendu ou vu... Merci !
samedi 20 juin 2009
Ordinations 2009
Par l'imposition des mains et le don de l'Esprit Saint,
Pour le service du Christ et des hommes,
Monseigneur Laurent Ulrich
Archevêque de Lille
Ordonnera diacre :
Marc Fortin, ocd
Ordonnera prêtres :
Bruno Becker
Benoît Martel
| Date : | dimanche 21 juin 2009 |
| Heure : | 15:30 - 17:30 |
Lieu : |
Cathédrale Notre-Dame de la Treille |
http://www.facebook.com/home.php?ref=logo#/event.php?eid=84673767470&ref=nf
vendredi 19 juin 2009
Bruno Cazin : « L'Église a de multiples visages et doit trouver les moyens de se réinventer »
Depuis
avril, le père Bruno Cazin est le nouveau vice-recteur de l'Institut catholique
et premier vice-président de l'Université catholique de Lille. Il est la voix
religieuse qui officie aux côtés de la présidente-recteur Thérèse Lebrun.
Portrait.
«Je suis
ravi d'être là. J'ai facilement dit "oui" à cette université qui joue
un grand rôle dans notre région.» Bruno Cazin a déjà fait sien le petit bureau
au premier étage du bâtiment central de l'Université, boulevard Vauban. Même si
son esprit vient à peine de quitter Dunkerque, où il a exercé pendant huit ans
les fonctions de vicaire épiscopal. «J'étais une sorte de délégué de l'évêque
de Lille et coordonnais, là-bas, la vie de l'Église.» C'est d'ailleurs Mgr Laurent
Ulrich, archevêque de Lille et chancelier de l'Université catholique, qui l'a
proposé, avec Thérèse Lebrun, à son nouveau poste. En remplacement de Mgr
Bernard Podvin, nommé en janvier dernier, porte-parole des évêques de France.
À
l'Université, Bruno Cazin sera en charge de suivre le secteur théologique, le
département éthique, le biomédical et la faculté libre des sciences humaines. «Je
serai l'interlocuteur des doyens concernés, même si, au sein de l'équipe de
direction, je ne gouverne, bien sûr, pas seul. » Si le prêtre prend petit à
petit connaissance des dossiers qu'il chapeautera, il a une vision très précise
de la mission qui lui est assignée. «J'exerce ma prêtrise dans le cadre d'un dialogue
entre la culture et la foi. Comment puis-je, dans mon effort missionnaire,
montrer aux étudiants en quoi la proposition de l'Évangile est pertinente ?»
Bruno Cazin
n'est pas de ceux qui vivent leur foi uniquement de l'intérieur. Mais s'est
toujours ouvert aux autres. À travers ses études et à travers son «deuxième
métier», celui de médecin, qu'il exerce à mi-temps comme praticien hospitalier
en hématologie clinique à l'hôpital Claude-Huriez de Lille depuis vingt ans.
Double mission
«Mes parents
voulaient que je fasse médecine. Alors, j'ai suivi leurs conseils, et puis, je suis
entré au séminaire du soir», se rappelle celui qui a été élevé dans une famille
de dentistes à Lille, Seclin puis Gondecourt.
Ordonné
prêtre en 1991, Bruno Cazin n'a jamais choisi entre ses deux missions.
« J'ai toujours conçu l'hôpital comme un haut lieu spirituel où je vérifie
en permanence la pertinence de la foi chrétienne. À l'hôpital, on est confronté
à la souffrance, à la mort. Ce lieu de réalité quotidienne colore ma manière
d'être prêtre.»
Même si, devant ses patients, le prêtre apparaît avant tout comme leur médecin.
« Mes collègues le savent, ajoute-t-il dans un sourire. J'en ai déjà marié
certains, j'ai baptisé les enfants d'autres. Ça me vaut aussi quelques
blagues. » Et lorsqu'on lui parle d'une perte d'influence de l'Église, il
affiche une foi inébranlable : « L'Église a de multiples visages. Elle
doit trouver les moyens de se réinventer. »
La Voix du
Nord, le jeudi 18.06.2009
par MARIE CASTRO
PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE
mercredi 17 juin 2009
Une « année sacerdotale », par Mgr Dupleix
Pour quelles raisons, le pape Benoît XVI a-t-il décidé de relayer l'année saint Paul qui s'achève ces jours-ci par une année sacerdotale ? L'on perçoit assez aisément, a priori, le lien solide qui existe entre l'Apôtre des nations et tous ceux qui, depuis le début de l'Église et en collaboration avec le ministère des évêques, répondent à l'appel du Christ en engageant leur vie entière au service de l'Évangile.
Mais il y a plus. Cette année sacerdotale coïncide également avec le 150ème anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, patron non seulement de « tous les curés de l'Univers » mais, conformément au désir du pape, de tous les prêtres du monde, quelle que soit leur responsabilité. Elle peut donc aider les communautés catholiques à prendre davantage conscience du rôle essentiel des prêtres pour la vie et la mission de l'Église dans le monde.
Nous connaissons, en France en particulier, la situation difficile dans laquelle se trouve le clergé du fait de la diminution effective du nombre des prêtres et séminaristes. Mais cette situation ne pose-t-elle pas, en creux, la question de la responsabilité des communautés chrétiennes et celle de la prise en charge de l'évangélisation ?
Le ministère des prêtres est absolument indispensable à la vie de l'Église. Le contenu et la finalité de ce ministère sont radicalement les mêmes depuis les premiers siècles, même si la forme en a nécessairement évolué. La référence au saint Curé d'Ars ne peut être envisagée, en ce sens, comme une copie conforme mais doit être comprise comme une dynamique spirituelle et pastorale, Jean-Marie Vianney pouvant continuer d'en être, aujourd'hui, le modèle et la source.
Nous ne pouvons éviter de nous demander, nous prêtres, si nous apparaissons suffisamment crédibles pour donner envie de nous suivre. Je ne pense pas qu'il faille nous imputer fragilités ou faiblesses plus qu'il ne convient - ceux qui ne risquent pas leur vie ne risquant pas l'erreur - mais peut-être le véritable sens de nos engagements et de notre mission n'est-il pas suffisamment perçu...
Tout, dans l'existence des disciples du Christ et nonobstant leurs insuffisances, est façonné par l'Évangile et son message d'amour et de réconciliation, de liberté et de paix. Mais cela va indissociablement de pair avec la conscience d'être attaché à la personne du Christ définitivement et sans limite.
Fallait-il consacrer une année à cette conviction ? Personnellement, je le pense, mais nous jugerons aussi cette initiative à ses fruits...
Mgr André Dupleix, secrétaire général adjoint de la conférence des évêques de France, Juin 2009.
Qu’est-ce qu’un prêtre ? Le sacerdoce unique et ses multiples théologies
Il existe pus d’un essai de synthèse théologique du sacerdoce ministériel. Pourquoi ? Parce que le sacerdoce serait une réalité opaque en soi ? Non, mais parce qu’il est trop riche que pour pouvoir être exprimé d’un seul trait, dans ne seule théologie. Il n’y a pas de point de vue théologique d’où l’on puisse embrasser des yeux toute la réalité.
Certains considèrent le prêtre surtout partir du service de la parole. En effet, celui-ci comporte davantage que la seule prédication. Les sacrements aussi sont des paroles, mais des paroles fortes, définitives et entièrement efficaces, si fortes même qu’elles sont indépendantes de l’insuffisance où de la médiocrité morale de celui qui parle. Les sacrements sont des paroles « condensées et suractives ». Enfin, c’est grâce à la parole que le prêtre rassemble sa communauté et la garde rassemblée. Surtout d’ailleurs dans la forme suprême de cette parole, l’eucharistie, sacrement de l’unité. Le prêtre, serviteur de la parole – dans toute son étendue -, est une approche théologique légitime du prêtre.
D’autres partent du service eucharistique du prêtre. En effet, en tout premier lieu, le prêtre rend présent le sacrifice pascal du Christ, au sein de la communauté. Cela suppose simultanément une autre mission : l’annonce de la parole et la prédication qui doivent éveiller la foi menant à l’eucharistie. Et une troisième : par l’eucharistie le prêtre fonde et construit la communauté, il la nourrit et la fait une.
D’autres encore voient d’abord dans le prêtre l’ouvrier et le garant de l’unité. Il est le berger qui par la force du Christ rassemble toutes les brebis. A cet effet, il y a deux moyens à sa disposition :la prédication et les sacrements.
D’autres disent enfin : le prêtre est l’homme du mystère, de la communion et de la mission. Dans un monde sécularisé, le prêtre, de par son ordination et sa fonction, est témoin du mystère. Son identité est de l’ordre de la foi. Il témoigne de la bonne nouvelle de la grâce de Dieu et est le « ministre des mystères ». Dans un monde divisé, il est serviteur de la communion. Il prend place dans la couronne des prêtres autour de l’évêque ; il est le garant de l’unité et de la cohésion de la communauté, dans la foi et la charité. Dans un monde où ils sont nombreux ceux qui ne savent rien du Christ, le prêtre est, au sein du peuple – ensemble avec les autres ministres, avec les laïcs et les évêques – l’homme de la mission qui prend en charge l’Eglise pour le salut du monde.
Aucune théologie du prêtre n’est pleinement satisfaisante. Chaque fois, il se perd quelque chose de la richesse intégrale du sacerdoce. Le prêtre ne peut pleinement se comprendre qu’à la lumière de la foi. Et la foi est toujours plus qu’une synthèse théologique.
+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Messagers de la joie , Paroles de vie... Pâques 1990


















