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lundi 12 octobre 2009

" A l'amour qui t'emporte ne demande pas où il va ! "

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dimanche 19 avril 2009

Deviens un homme de Foi ?

Thomas

Si l’apôtre Saint Thomas est dit le ‘didyme’ (le jumeau), M. Voc’ l’adopte de suite comme son grand frère, si souvent il aimerait faire la même expérience que lui : apprendre à reconnaître le Ressuscité et l’entendre dire et redire : « La paix soit avec toi ! »

Mais qui est -il ce Jésus vivant ? Il se donne à voir. Toutes portes closes. Nous sommes prisonnier de nos enfermements, Lui, il s’y donne à voir.
Aucune remarque , il est le "PAR-DON", SOYEZ donc EN PAIX ! Soyez témoins d'espérance !

Et les disciples sont remplis de Joie, Jésus est ressuscitant ! Ils se sont tous débinés, pourtant il va les envoyer , ils vont recevoir la mission de Jésus.

"Recevez l'Esprit saint , littéralement on pourrait traduire "Prenez l'Esprit Saint ", si tu veux , laisse le être avec toi, laisse le devenir un compagnon intérieur, par lui et avec lui, tu pourras reconnaître la présence du Ressuscité! Avec lui, tu pourras débarrasser les autres de leur fardeau !

Thomas n'y crois pas ! Il semble dire aux autres disciples : « Mais voyons, c'est du délire, c'est une hallucination collective ! Vous êtes fous , malades ! Laissez-moi tranquille… En fait ce serait trop beau ! »

Qu'est-ce que ça veut dire à vue humaine ? Jésus se donne à voir et à reconnaître, Jésus vient à la rencontre du désir humain, Jésus l'accomplit même s'il n'est pas dans la pureté de la foi.

Et là, Thomas craque , c'est l'humanité divine de Jésus qu'il reconnait , et que nous sommes invités à reconnaître à sa suite ...

JESUS EST VIVANT ! LE SIGNE DONNE PAR EXCELLENCE EST CETTE RENCONTRE QUE THOMAS FAIT AVEC LE CHRIST , saurons- nous , nous aussi nous laisser rencontrer par le Ressuscité, saurons-nous , nous aussi le laisser nous dire "la Paix soit avec toi ! Deviens un homme de foi" ?

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jeudi 9 avril 2009

Ce soir, c'est l'Heure...

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1. Jean Vanier raconte :« Je crois que j’ai un peu découvert cela en vivant à l’Arche (…) Nous avions accueilli Eric qui avait vécu 12 ans dans un hôpital psychiatrique. Il était aveugle et sourd. Il ne pouvait pas marcher et ne pouvait pas manger seul. Il vivait avec une angoisse immense au-dedans de lui, et un grand désir de mourir. (…) Il vomissait tout ce qu’il mangeait. Il n’était qu’angoisse et douleur. (…) Notre mission à l’Arche était de l’aider à passer de l’envie de mourir à l’envie de vivre, d’un sentiment de n’être bon à rien à un sentiment d’avoir de la valeur et de l’importance, d’un sentiment de culpabilité à un sentiment de confiance. (…) On ne peut faire cela qu’à travers le pouvoir transformateur de l’amour (.. .) ».

« Mais comment pouvions-nous révéler cela à Eric ? poursuit Jean Vanier. Il était aveugle et sourd. Nous n’avions que nos mains pour communiquer ; ces mains incroyables que Jésus nous a données, les mains qui donnent la sécurité, la paix, qui manifestent l’amour, mais aussi des mains qui peuvent blesser, prendre, abuser. J’avais le privilège de donner son bain chaque matin à Eric, de tenir son petit corps nu dans mes bras. (…). A travers nos mains (pas seulement les miennes mais celles de toute notre communauté), nous lui avons fait comprendre qu’il était beau. Il faut toucher les gens avec un profond respect, avec tendresse. Nos mains, et pas seulement nos voix, peuvent transmettre l’amour de Jésus. Le Verbe s’est fait chair pour que notre chair devienne parole. Notre chair, par la puissance de l’Esprit Saint, peut révéler leur valeur aux personnes, peut leur révéler qu’elle sont chéries et aimées de Dieu ». Ce soir, ce n’est pas l’heure du baratin,

2. Jean XXIII quand il racontait comment il avait vécu la première bénédiction urbi et orbi : «Figurez-vous que sur la place Saint-Pierre, quand je dus donner ma bénédiction urbi et orbi, les projecteurs de la télévision et du cinéma étaient si puissants que je ne parvins pas à distinguer la foule immense qui, paraît-il, s’étendait jusqu’au Tibre ! Je bénis l’univers, mais en quittant le balcon de Saint Pierre, je songeais à tous les projecteurs qui, désormais, à chaque minute, seraient braqués sur moi. Et je me suis dit : « Si tu ne restes pas à l’école du Maître doux et humble, tu ne verras plus rien de la réalité du monde, tu seras aveugle ».

Ce soir, ce n’est pas l’heure de la brillance

3. Mgr Gérard Defois, citant le pape Benoît XVI, nous disait lors de la messe chrismale : « Dans le service ecclésial du ministre ordonné, c'est le Christ lui-même qui est présent à son Eglise en tant que Tête de son Corps, Pasteur de son troupeau... . De façon certaine, le ministre ordonné agit au nom de toute l'Eglise lorsqu'il présente à Dieu la prière de l'Eglise et surtout lorsqu'il offre le sacrifice eucharistique. Il est donc nécessaire que les prêtres aient conscience que, dans tout leur ministère, ils ne doivent jamais se mettre au premier plan eux-mêmes ou leurs opinions, mais Jésus-Christ... Le prêtre est plus que jamais serviteur et il doit s'engager continuellement à être le signe qui, en tant qu'instrument docile entre les mains du Christ, renvoie à Lui.» 

Mais ce soir, c’est donc l’heure de regarder Jésus… Et personne d’autre…

Ce soir ce n’est pas l’heure du baratin, ce n’est pas l’heure de la brillance. Ce soir, c’est l’heure de regarder Jésus… Et personne d’autre…

Ce soir, c’est l’heure pour chacun de nous d’aller à son école, de le prier de faire de nous un peu plus ses disciples.

Ce soir, il nous livre en cadeau le secret de sa vie. « Il n’est pas de plus grand amour que de livrer sa vie, de se dessaisir de sa vie pour ceux qu’on aime »

Il n’y a rien d’autre à ajouter. Il y a seulement à vivre …. Nous ne serons jamais jugé sur nos heures de prière, nos heures de doute, de sécheresse ou nos enthousiasmes. Mais ce sera sur l’amour seulement.

Et seuls ceux qui s’y risquent savent le prix de la joie…

C’est l’heure ce soir de regarder le Christ. Jamais il ne serre les poings, jamais il ne juge, jamais il ne condamne.


Regardez-le, Jésus, son heure est bientôt là. Laissez –vous bouleverser par les gestes qu’il fait, et que l’Eglise à sa suite, toujours maladroitement, refait depuis plus de deux millénaires…

Regardez le quitter la table de l’évangile et se mettre à genoux

Et regardez les mains du Maître…

Et regardez aussi les yeux tout étonnés, révoltés de ses disciples qu’il aime

Regardez le prendre la place du dernier des esclaves.
Mais lui il n’est pas esclave !

Il est même le plus libre de tous les hommes libres puisqu’il donne sans réserve ce qu’il a de plus grand : sa propre vie … puisqu’il enclenche toute sa liberté dans le don de son être.

Regardez-le encore, lavant les pieds de ses disciples… Et gravez dans vos cœurs cette scène… Regardez-le, Jésus. Celui qui nous rassemble, celui que nous célébrons et qui célèbre en nous sa vie. Celui que nous suivons, ce n’est pas un gourou, ce n’est pas un orateur. Il n’est pas lui le Christ, de ces hommes brillants qui à force de brillance finissent par aveugler.

C’est un homme à genoux, c’est un homme aux mains aimantes, qui déchirent nos horizons humains et nous dit la vraie vie…

Depuis cette nuit là, nous savons que le sens de notre vie, c’est à sa suite, d’être des serviteurs…

Si tu voulais nous faire entrer, Seigneur, dans cet étrange mystère…

Regardez le ensuite : une coupe, et du pain… Il les prends dans ses mains

« Ceci est mon corps » dira-t-il en scrutant ses disciples.

Ce pain et ce vin deviennent mon corps et mon sang.

Et vous, petite communauté, vous êtes aussi mon corps. Et nous sommes ses mains.

Chaque geste traduit la délicatesse du maître, sa totale disponibilité pour le service. Mais ce geste dérange. Car il ne suffit pas de dire que le maître prend la place de l’esclave pour rendre compte de la surprise des disciples. Il faut se rappeler que le lavement des pieds est un rituel qui a lieu normalement au moment de l’accueil des convives, c'est-à-dire avant le repas. Pas au milieu.

Nous n’avons pas là deux anecdotes originales juxtaposées l’une dernière l’autre. Il s’agit d’un même et unique enseignement. A ceux dont il a lavé les pieds, Jésus donne son corps en nourriture et son sang en boisson. Voilà le témoignage d’un amour allant jusqu’au bout. A ceux qu’il a aimés d’un amour qui fait se mettre au service de l’autre, sans recherche de soi, Jésus se livre, il se donne pour ne faire qu’un avec eux. Et pour qu’eux-mêmes ne soient qu’un. C’est le sens du commandement « faites cela en mémoire de moi ». Ce qui importe pour Jésus, c’est que notre charité se manifeste d’abord dans notre unité.

La table eucharistique est donc la table de la fraternité. Pas seulement la table de la convivialité, mais celle d’une fraternité qui révèle son visage et son origine dans le service des autres. Dans le lavement des pieds. Celui qui prend le pain partagé à cette table ne peut pas, ne doit pas, rester insensible à l’exigence de service de ses frères, de tous ces frères, quels qu’ils soient, un nécessiteux ou un membre de notre propre famille.

Ecoutez-le, le Christ, il vous murmure ce soir au plus profond du cœur : il n’y pas de plus grand amour que de donner sa vie…

Pas de plus grand amour…

Que de donner sa vie ….

Et vous ferez cela en mémoire de moi…

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dimanche 5 avril 2009

Passionné avec Le Passionné...

PASSION

Monsieur Voc’. voudrait, en cette semaine Sainte qui commence, partager sa prière pour que ces jours soient de ceux où chacun choisisse la sainteté,
Dans un coeur à coeur avec le Christ,
Dans une communion "solidaire" ,

En sa présence !

Alors, il ne peut que se présenter devant Lui, Jésus le Christ.

Lui , Il a pris le temps de frapper à la porte de nos coeurs...
Lui , Il a pris le temps de rester chez nous le temps que nous lui accordions, pas plus... Et par là, de nous façonner à son image...

Lui, il a pris le temps de mourir pour nous ouvrir un a-venir qui dépassera tous nos labeurs, toutes nos souffrances, la violence qui si souvent semble l'emporter...

Passion de Jésus, passion de Dieu pour l'homme

Amour de Jésus, amour de Dieu pour l'homme...

Regard compatissant de Jésus, compassion de Dieu pour l'homme...

Oui, notre Dieu veut croire en nous plus que nous n'osons l'imaginer, le croire !

Ce soir, Seigneur, je veux te prier,
car je ne peux m'habituer à un tel amour,

car je me sens si petit devant lui,

je voudrais te laisser poser ta main sur mon épaule,

pour me guider,

pour m'encourager,

pour que tu me pousses quand j'ai peur ou suis fatigué, ou suis si peu motivé...

pour qu'une fois encore, tu me pardonnes et dilate ce coeur si dur...

Bientôt, Tu m'inviteras avec chacun de mes frères prêtres à redire "oui" ,
C'est la messe chrismale. Permets-moi de le faire comme au premier jour de notre rencontre. Avec la même confiance, la même paix, la même espérance...

Tu m'as choisi Seigneur; choisis moi encore !

Pour que chaque jour, je célèbre et vive le don de ton Eucharistie et de ta présence,
Pour que toujours je sois disponible pour être l'instrument de ton pardon.

Pour que toujours je me conforme à ce que je prèche...
Pour que pour tous ces visages confiés je sois un frère prêtre.

Et ce sera le soir de la Cène, don d'un repas-mystère , où tu te rends présent pour nous nourrir de ce fol amour, qui me transforme patiemment, qui sauve le monde, pour ta plus grande gloire ! Ta présence offerte en service pour ce "tiers-monde" de l'Espérance dont nous sommes et où tu nous envoies...
Ce tiers-monde si souvent sourd à ton appel, et où tu parais si souvent silencieux..

Chemin de la croix... Folie de la croix... Silence de la croix... Parole de vie ?
Ce sont nos souffrances que tu portes Seigneur:

douleurs de tant d'enfants blessés par la séparation de leurs parents,

douleurs de tant d'hommes et de femmes qui souffrent et luttent contre la maladie...

douleurs de tant de frères qui cherchent le sens de leurs vie dans la nuit,

douleurs de ceux qui souffrent pour ceux qu'ils aiment,

douleurs de ceux qui cherchent une raison d'espérer encore,

douleurs de ceux qui peinent sur le chemin de la vie parfaite...

"In manus tuas pater", ce sont tes douleurs, Seigneur !

Tes bras ouverts déjà nous embrassent;

Ton coeur ouvert encore nous aime...

Lents à croire ,

Lents à te reconnaître,

Tu es là !

C'est notre espérance que tu fais jaillir de ces tombeaux,

Tu es là !

C'est le feu de ton amour qui consume notre péché,

Tu es là !

C'est ton regard que nous voulons porter sur chacun

Pour que tu sois là !

Amen !

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mercredi 11 février 2009

La soupe aux orties…

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 Propos d’un homme libre, qui n’engage en rien les personnes et les groupes qu’il essaie de servir par la mission reçue…

Toute nouvelle année commence en hiver… Il se trouve que cette saison est particulièrement vigoureuse ces jours-ci… la neige est tombée, les vents tempétueux soufflent, le froid sévit jusqu’à cristalliser les eaux…
Notre Eglise, notre diocèse n’ont pas été épargnés…

La neige est tombée, couvrant la fracture ente les frères intégristes et nous mêmes, de la blancheur d’une volonté du Saint Père de faire grandir l’unité au sein de notre Eglise.[1]
Cependant, la neige a fondu, nous laissant dans l’obscurité et les vils croassements de monsieur Williamson…
La neige est tombée, résonne l’écho de tant d’incompréhensions d’hommes et de femmes de bonne volonté
qui chaque jour, humblement, servent fidèlement le Christ et son Eglise.

Les vents tempétueux soufflent, fracassant l’arbre qui j’espère ne cachait pas une forêt. Même si c’est déjà le 3° en 20 mois. Ces arbres ont beaucoup de points communs, ce sont encore de jeunes pousses, qui ont grandi dans la même serre, avec les  mêmes tuteurs .
Les vents tempétueux soufflent, laissant un paysage de désolation : vies de jeunes abîmées, familles ‘douloureusement troublées’[2], acte d’un prêtre qui ébranle la confiance accordée aux 414[3] autres de son diocèse… Quel gâchis !

L’eau est gelée, jusqu’à former une banquise, qui Dieu merci est bien fine…Ceux qui s’y aventurent, finissent tous par s’enfoncer…
Vient alors pour nous le temps de puiser aux sources de notre baptême et de repartir du Christ et ce sera
« … « Que devons-nous faire ? » (Ac 2,37). Nous nous interrogeons avec un optimisme confiant, sans pour autant sous-estimer les problèmes. Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu’il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n’est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu’elle nous inspire : Je suis avec vous ! (Mt 28,20)[4] »

Ce matin des perce-neige sont sortis de terre, comme un appel à aimer l’Eglise à la manière si bien décrite par la cardinal Etchegaray : « Aimons l'Eglise, cet immense troupeau dont chaque brebis sur sa laine est marquée au fer rouge de l'amour de Dieu. Seul un vrai croyant peut aimer l'Eglise. Lorsque le regard de foi sur l'Eglise devient trop incertain, il ne saurait éveiller un véritable amour ni engager la fidélité de toute une existence. L'Eglise a plus besoin d'être aimée que réformée, car l'homme ne voit d'autant qu'il aime. Le risque de l'amour est la condition première de la foi. Dès lors qu'on l'assume, il n'est plus besoin de se dissimuler la face obscure de l'Eglise. On peut faire pleurer l'Eglise mais on ne la renie pas, pas plus qu'une mère. « Je ne vivrais pas cinq minutes hors de l'Eglise, disait Bernanos, et si l'on m'en chassait, j'y rentrerais aussitôt, pieds nus, en chemise. »[5]

Ce matin des perce-neige sont sortis de terre, comme un appel à rendre témoignage du Royaume, en vivant pleinement les engagements pris hier, et en particulier le célibat, avec l’assurance de Don Goergen op: « Le célibat ne rend aucun témoignage. Mais les célibataires, si. »[6].
Nous savons et vérifions chaque jour que le don d’une vie totalement vouée au service du Christ et de son Eglise reste toujours d’actualité. Fascinante aventure qui demande une préparation solide et éclairée.

Ce matin des perce-neige sont sortis de terre, comme un appel à entendre inlassablement le Christ nous redire Je suis avec vous ! (Mt 28,20)
« Il ne s’agit pas alors d’inventer un « nouveau programme ». Le programme existe déjà : c’est celui de toujours, tiré de l’Evangile et de la tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu’il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l’histoire jusqu’à son achèvement dans la Jérusalem céleste. C’est un programme qui ne change pas avec la variation des temps et des cultures, même s’il tient compte du temps et de la culture pour un dialogue vrai et une communication efficace. Ce programme de toujours est notre programme pour le troisième millénaire. Il est toutefois nécessaire qu’il se traduise par des orientations pastorales adaptées aux conditions de chaque communauté… »[7]

Je voulais vous offrir ces quelques fleurs qui annoncent un printemps, elles m’aident à digérer la soupe aux orties…

P. Frédéric LEFEVRE
Secrétaire général du conseil presbytéral
Responsable diocésain du Service des Vocations
Curé de la paroisse Saint François en Flandre.


[1] D’après l’éditorial de Monseigneur François Garnier, Eglise de Cambrai, N°3, le 5 février 2009
[2]
Communiqué de Monseigneur Laurent Ulrich, Archevêque de Lille le 10 février 2009
[3]
Cf. annuaire diocésain 2009, p.106
[4]
Jean-Paul II, Novo millennnio ineunte, §39,2001
[5]
Cardinal Roger Etchegaray, J'avance comme un âne, p.129, Fayard (1984)
[6]
Conférence in Review for Religious, mars 1998, cité dans La Promesse de vie, Frère Timothy Radcliffe, o.p. Maître de l'Ordre des Prêcheurs, 25 février, Mercredi des Cendres 1998
[7] Jean-Paul II, Novo millennio ineunte, §39, 2001

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vendredi 9 janvier 2009

En 2009: "Sois le sourire de Dieu !"

sourire

A l’aube de cette année nouvelle, je me présente devant vous, à la porte de chez vous pour vous présenter tous mes vœux pour cette année nouvelle qui déjà est commencée.
Je le fais cette année de l’abbaye de Cîteaux, où demain frère Arnaud fera « profession solennelle ». J’ai appris à connaître ce jeune frère à Bailleul, il a partagé ma vie de pasteur  à Dunkerque avant de rejoindre la vie monastique en 2002. Si on ajoute qu’il est cassellois d’origine, vous comprendrez combien son engagement et sa consécration me réjouissent.
Bailleul, Dunkerque, Cassel, sa vocation autant d’étapes vécues sous le regard de Dieu. Bien souvent, Il nous a fait la grâce de son sourire.

Dieu sourit ! Instants volés à l’éternité, qui toujours font grandir (dans la foi), appelant souvent à la dépossession et à la conversion (dans l’espérance), qui jamais ne réduisent les horizons d’un amour à vivre dans la vérité libérant nos talents, jusqu’à faire de nous « son sourire » pour celles et ceux qui nous sont donnés.

Sourire de Dieu : appel à grandir dans la foi !
La préparation à Noël a été vécue comme un « rendez-vous sous l’étoile » ! Sous la lumière qui brille au-dessus de tous les lieux où nous sommes appelés à vivre, afin d’y reconnaître Jésus notre lumière qui ravive notre foi.
Merci Seigneur, pour ton sourire lors des engagements de Jessica et Thomas, d’Emmanuelle et Benoît, de Solange et Edouard, de tant d’autres dans le mariage, de Xavier « or-donné » à aimer en ton nom par et pour l’Eglise… Pour Adrien, Bertille, Oscar, Louison, Timothée… Ils nos tournent vers l’à-venir. Par tous, Tu nous rappelles que ta générosité dépassera toujours tous nos calculs.
Pardon Seigneur, quand surtout dans ton Eglise, la raison devient un frein à tes initiatives, quand ceux que tu aimes travaillent en parallèle… A chacun, ton sourire offre des forces d’amour et de tendresse qui permettent de sortir des impasses dans lesquelles nous nous fourvoyons. Tu veux nous pardonner, Tu nous veux grandis par le don de ton amour.

Sourire de Dieu : appel à grandir dans l’Espérance !
Trop souvent, les raisons d’espérer s’effacent devant les difficultés. Trop souvent, l’existence est pourrie de situations qui nous interdiraient d’y reconnaître le Christ partageant notre souffrance. L’arbre de la croix s’enracine sur nos murailles et carapaces. Fragilisées, elles finissent par s’effondrer laissant entrevoir une Terre Sainte, où tous nous aurons été relevés par sa main.
Merci Seigneur, pour ta présence à nos côtés lorsque la mort a été victorieuse et nous accable, pour ta présence consolatrice lorsque la maladie nous affaiblit, pour ta présence rassurante quand les « crises » nous entraînent vers la précarité.
Tu souris, quand avec toi, nous combattons toutes formes de mal, quand nous consentons à vivre l’épreuve avec toi jusqu’à t’y reconnaître pleurant avec nous.
Pardon Seigneur, quand la colère nous enferme, quand  ton Eglise est maladroite et ne sait pas offrir les moyens d’écrire un A-venir avec Toi.

Sourire de Dieu : appel à grandir dans l’Amour !
Si Dieu nous a donné Jésus, c’est pour apprendre à aimer comme Lui ; à commencer par apprendre toujours davantage à nous aimer nous-mêmes : « Si Dieu t’aime et croit en toi, aime-toi et crois en toi ! ». Au soleil de son amour, tu prendras les couleurs nécessaires pour aimer celles et ceux qui partagent ta vie, ton histoire… comme celles et ceux que tu rejoindras, à commencer par ceux qu’on ose appeler les  « petits » et les pauvres, si grands et si riches d’humilité et de sagesse.

Merci Seigneur pour tant d’instants donnés à ton service en distribuant des repas à Calais, en te rencontrant mendiant au coin d’une rue… en inventant des chemins solidaires avec ton Eglise.
Pardon Seigneur, quand trop préoccupés de nous-mêmes, de « stratégies »… les pantoufles et la négligence deviennent notre seule parure.

                Vous l’avez compris, je vous invite à reconnaitre cette année ce Dieu qui veut sourire à tous les hommes, qui veut vous  sourire, pour que vous puissiez grandir en humanité, dans le service de chacun, à son service.
Un sourire ne fait pas de bruit, se reçoit, fait grandir… Cherchez-le, et s’il vous plait : devenez ce sourire de Dieu …

Belle année 2009 !

P. Fréderic Lefèvre +, alias M. Voc's

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samedi 6 septembre 2008

Sois le sourire de Dieu…

mrvocs

Sois le sourire de Dieu…

C’est possible ! Même si ce n’est pas facile, loin de là ! Et que rien ne sera jamais parfait. Dieu seul est parfait ! Mais tout n’est-il pas possible à Dieu ?

C’est possible ! Si tu crois en l’autre, si tu crois que l’autre aura toujours quelque chose à t’offrir, même quand il est de mauvaise humeur, triste, pas souriant… Demande-toi plutôt pourquoi il est comme ça !!

C’est possible si tu laisses la parole à l’autre naître et renaître !
Si tu laisses la parole de Dieu, la Bonne Nouvelle de l’Evangile, percuter la cuirasse de ton cœur.
Si tu laisses la parole de l’autre ou à l’autre, s’il ne parle pas, aide-le à parler… Son comportement dit déjà quelque chose, c’est peut-être sa manière de parler…

C’est possible si tu acceptes de ne pas partir seul. Le Seigneur met des frères sur ta route, comme à Emmaüs, à toi de faire un bout de chemin avec eux et de te laisser conduire par eux sur les chemins de la vie.
A toi de te laisser rejoindre par Jésus Vivant, source de toute espérance, il te donne sa mort, sa vie, son corps pour que tu sois capable d’aimer, capable de Dieu, capable d’aimer comme Lui.

C’est possible si tu mets l’indulgence, le pardon qui sont des forces d’amour, de tendresse qui permettent de te débloquer et te dégager des impasses dans lesquelles tu te serais engagé.
Dieu veut te pardonner, Dieu te veux grand par le don de son amour.

Il y a certainement d’autres « c’est possible » à ti de les écrire sur la page, les pages de ta vie.

Tout converge vers le DON, le don de soi à la manière de Jésus, par amour, c’est ce qu’on appelle une vocation dans le jargon chrétien.
Tout converge vers la contemplation de ce Dieu quine veut que ton bonheur, qui ne veut que le bonheur des hommes
Sache le remercier pour tout les petits pas de sur le chemin de l’amour que tu vis et vivra chaque jour.
Sache lui demander sa tendresse et sa paix dans son pardon.

Merci pour ta vocation, sois le sourire de Dieu pour tes frères !

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dimanche 20 juillet 2008

La générosité de Dieu dépasse tous nos calculs...

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(Photo non contractuelle)

(...) Si ce fol amour peut paraître utopique, accessible aux saints et aux mystiques seulement, le sacrement du mariage vous fait entrer dans la « grâce de l’impossible » car la générosité de Dieu dépasse tous nos calculs.

Grâce qui vous mettra en quête de l’autre, qui chaque matin vous rappellera qu’il y a toujours quelque chose à découvrir  chez votre conjoint, et qu’il y a toujours quelque chose à lui offrir.

Grâce qui vous mettra dans la dynamique du ‘par-don’, qui vous fera croire jour après jour, que celui, celle que vous aimez sera toujours plus grand, pls grande que ce qu’il/elle a pu faire ou ne pas faire.

Grâce qui vous mettra dans la dynamique de la croissance et de la fécondité, qui vous émerveillera de voir votre amour porter du fruit, en accueillant les enfants qui vous seront confiés, en ayant la passion de les voir grandir pour eux-mêmes, sachant qu’ils puiseront dans votre relation pour apprendre à aimer à leur tour.

Grâce qui continuera de vous pousser à vous engager pour un monde plus juste et fraternel, sans pour cela aller au bout du monde en vous investissant dans votre profession en demeurant accueillant aux appels qui vous parviendront pour participer à votre manière à la civilisation de l’amour si chère à Jean-Paul II…

Je vous invite à prendre quelques instants de silence, pour que chacun puisse confier l’engagement, le OUI de Jessica et Thomas, mais aussi les OUIS qui ont été et qui sont les nôtres.

(Extrait de l'homèlie de M. Voc's, le 24 mai 2008, à la célébration du mariage de Jessica D. & Thomas R.)

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jeudi 5 juin 2008

7 nouveaux prêtres seront ordonnés le 22 juin !

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7 nouveaux prêtres seront ordonnés le 22 juin !
Il serait tentant d’inscrire cet événement dans le livre des records de ces 10 dernières années !
Pourtant, il ne faudrait pas se tromper d’ouvrage, si avec eux, nous ouvrions le Livre de Vie ?

En effet, avec eux, il s’agit de découvrir ou redécouvrir que notre Dieu appelle au Bonheur d’aimer à la manière de Jésus le Christ, qui prend visage quand l’Eglise toute entière se met au service des hommes et des femmes de ce temps, et de cette terre du Nord.

Avec eux, aventurons-nous sur leurs itinéraires, qui si pour chacun est singulier, pour tous converge vers la rencontre du Christ et de son Eglise.

Avec eux, sachons remercier le Seigneur pour le don qu’Il fait à son Eglise,
Avec eux, soyons disponibles aux appels que le Seigneur ne cesse de faire à chacun ?

Mais au fait, avez-vous besoin de prêtres ? Pour quoi ? Pour qui ?

Pour écrire une nouvelle page de Vie

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dimanche 25 mai 2008

Lettre à Thomas ou à un jeune qui va faire sa profession de Foi

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Cassel, le 18 mai 2008

Cher Thomas,

Ca y est ! C’est le grand jour, aujourd’hui tu vas faire ta Profession de Foi, c’est pourquoi je t’écris ces quelques lignes afin de t’encourager et te dire un peu comment je vois les choses. Reçois ces paroles comme celles d’un grand frère qui voudrait tant que tu puisses réussir ta vie de foi, et que tu puisses vraiment devenir toujours plus cet ami de Jésus que tu as dit vouloir être lors de ta retraite ! (...°

             (...) Sur ce chemin de la vie avec le Christ, l’entendras-tu te dire « Viens et suis-moi » ? Car Jésus est quelqu’un qui appelle chaque homme à le suivre, pas seulement Zachée, Pierre ou d’autres … mais chacun, pas seulement tes voisins mais toi aussi ? Alors là, je t’entends déjà penser : « ah ! Ça non, je ne peux pas. Être curé ou bonne sœur ce n’est pas pour moi ! » . N’aie pas peur ! Suivre Jésus c’est vivre de son évangile, c’est se laisser faire par cette bonne nouvelle de la vie plus forte que la mort. Le plus important c’est que ton cœur soit animé par le cœur de Jésus, que tu  puisses aimer en son nom, quelques-uns uns pour vivre cela seront prêtres ou religieuses, mais le plus important, c’est que tu l’entendes t’appeler à Vivre avec lui. (...)

Télécharger la lettre dans son intégralité: Lettre___Thomas

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