jeudi 5 novembre 2009
Yves Leleu a été ordonné diacre
Yves Leleu,
50 ans, marié et père de trois enfants, a été ordonné diacre le
18 octobre à la cathédrale de la Treille de Lille.
"J'ai une attirance pour le contact. On est
appelé à faire quelque chose. C'est une volonté de l'autre que moi j'appelle
Dieu ", résume Yves Leleu. L'appel, le Bailleulois l'a reçu en 2003
lorsque le père Delannoy lui a demandé de "penser à l'avenir". Yves
était sur le départ au sein de l'équipe d'animation paroissiale. Le catholique
donnera sa réponse un an plus tard, après des mois de réflexion et
d'interrogation. "Je ne me sentais pas capable de le faire. D'abord, ce
sont les questions d'ordre matériel qui surgissaient, à propos de la vie de
famille, du temps consacré à cette mission. Cathy, mon épouse, n'était pas
favorable au début. Je l'aurais mal vécu si je l'avais fait contre son envie
", avoue-t-il. Lorsque Yves accepte, six années de formation se profilent
devant lui. En 2004, "l'année zéro", le couple Leleu rencontre d'autres
diacres et leur épouse. Tous les deux mois ils participent à un week-end de
formation et, une fois par an, à un week-end de retraite. Une équipe
d'accompagnement teste le couple, une équipe "secrète" prend du recul
sur le cheminement. Yves se souvient d'une épreuve particulièrement perturbante
: "le diocèse nous demandait d'envisager tous les aspects positifs pendant
deux jours, puis de consacrer deux jours aux aspects négatifs. Ce furent des
jours pas faciles à vivre !" Une remise à plat intégrale pour ce chrétien
s'est interrogé sur la prêtrise à l'âge de 20 ans. "J'ai rencontré Cathy
six mois plus tard ", glisse-t-il en souriant. En 2008, lors des
ministères institués, la parole est libérée, l'engagement diaconal d'Yves est
rendu public. Car depuis quatre ans, le couple suivait la formation dans un
secret absolu imposé par le diocèse. Même leurs enfants l'ignoraient. "Ma
plus petite fille était contente. Mon fils n'a pas eu de problème avec cela et
ma grande fille nous a posés des questions de manière ininterrompue pendant un
trajet de trente minutes en voiture", explique-t-il.
Avec la famille, le lieu de travail est l'un des axes forts de sa mission
confiée par l'évêque. Depuis son ordination, trois personnes sont passées dans
son bureau à l'hôpital pour discuter de problèmes privés. Yves Leleu précise
qu'il ne remplace pas l'aumônier, son écoute se porte plutôt sur le personnel
soignant. Le nouveau diacre sera aussi le ministre d'Eglise dans l'équipe
d'accompagnement au mariage ainsi que dans "Graine de parole", dédiée
aux enfants qui débutent la catéchèse. L'ordination ne marque pas la fin de la
formation d'Yves Leleu : deux années restent à accomplir.
L’Indicateur, le 28 octobre 209, N. de R.
http://www.lindicateurdesflandres.fr/actualite/Region/2009/10/28/le-soin-du-corps-et-de-l-esprit.shtml
samedi 24 octobre 2009
Halluin: Ludovic Verlande ordonné diacre le 25 octobre
Par l'imposition des mains et le don de l'Esprit Saint,
pour l'annonce de l'Evangile,
pour le service du Christ, de son Eglise et du monde
Mgr Gérard Coliche
Evêque auxiliaire de Lille
ordonnera diacre
en vue du presbytérat
Ludovic Verlande
Le dimanche 25 octobre à 15:30
en l'église Saint Hilaire
Place e l'abbé Bonpain - Halluin
jeudi 22 octobre 2009
Cinq nouveaux diacres permanents ordonnés
Mgr Ulrich a ordonné hier
cinq diacres permanents à la cathédrale Notre-Dame de la Treille.
Trois semaines à peine après l'ordination de Mgr Coliche, la
cathédrale lilloise débordait à nouveau de fidèles pour voir Jacques, Yves,
Étienne, Pascal et Luc embrasser la voie diaconale à laquelle ils aspiraient
depuis plusieurs années.
Tous mariés et pères de famille, les ordinands ont écouté
tour à tour leurs équipes d'accompagnement expliquer leur parcours à
l'archevêque Mg r Ulrich, qui les a jugés dignes d'être ordonnés. Leurs
épouses, qui ont suivi à leurs côtés une formation de quatre à cinq ans, ont
ensuite accepté « tout ce que le diaconat apportera de nouveau dans le couple
et la famille ».
Les fidèles ont repris avec Mgr Ulrich la liturgie de
l'ordination, avant que les cinq ordinands s'engagent et promettent obéissance.
Puis, après la litanie des saints qui a fait résoner la cathédrale,
l'archevêque a effectué le geste essentiel de l'ordination : l'imposition des mains
sur les futurs diacres, dans le plus grand silence.
Ministres du service
Enfin, le stress de la cérémonie a laissé place au sourire
des ordinands lorsqu'on leur a remis l'étole et l'évangéliaire, symboles qui
font désormais d'eux des ministres du service. Le baiser fraternel à leurs
familles leur a fait atteindre le paroxysme de l'émotion. Et à la fin de la
célébration, chacun a reçu de Mgr Ulrich sa lettre de mission.
Yves Leleu, kinésithérapeute, Pascal Sansen, enseignant,
Étienne Mellot, cadre informatique, Luc Trédez, professeur, et Jacques D'Haese,
aide-soignant en gériatrie, ont ainsi rejoint la soixantaine de membres du
diaconat lillois.
Chrétiens très bien intégrés dans leur vie sociale et
spirituelle, ils continueront à s'impliquer auprès de leurs prochains, « à
l'image de Jésus ». Ils étaient déjà tous engagés dans leurs paroisses
respectives, participant à la liturgie et au baptême, ou encore à la catéchèse.
« Car le fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir », a écrit saint Marc dans son Évangile. C'est à cela que les cinq hommes consacreront désormais leur vie, non plus en leur nom propre, mais au nom de l'Église.
• A. H. , lundi 19.10.2009, 05:02 - La Voix du Nord
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2009/10/19/article_cinq-nouveaux-diacres-permanents-ordonne.shtml
Mgr Laurent Ulrich: « Parmi vous il ne doit pas en être ainsi. »
Homélie de Mgr Laurent ULRICH, pour l'ordination de cinq
diacres permanents, le dimanche 18 octobre 2009, à la cathédrale Notre Dame de
la Treille, à Lille.
Chers amis qui m'écoutez dans cette cathédrale, ou par le
moyen de notre radio RCF-TO, et vous cinq, Jacques, Yves, Étienne, Pascal et
Luc, qui, au milieu de nous, devenez par l'action de l'Esprit Saint et mon
ministère d'évêque, diacres de l'Église de Lille, laissez résonner cette parole
que nous venons d'entendre.
« Parmi vous il ne doit pas en être ainsi. » L'ordre de
Jésus est clair et net, on pourrait même dire qu'il est sec et ne souffre pas
de réplique. Malheureusement, dans l'Église même, au cours de sa longue
histoire, la tentation de la domination et de l'autoritarisme, ou celle de la
vanité liée à l'exercice du pouvoir, s'exercent en permanence. Et cela doit
interroger chacun de nous, forcément : il ne suffit pas de dire que l'on se met
au service des autres pour être délivré de ces tentations. Il nous est bon
d'entendre cette parole, que vous n'avez pas choisie, en ce dimanche de votre
ordination diaconale. Parce que, justement, l'ordination des diacres, dans
l'Église, signifie la place du Christ qui se met au service de tous, et n'en
profite pas pour s'instituer dans le rôle d'un dominateur.
Ce que nous comprenons d'abord, c'est que la tentation est
simple, quasi naturelle, c'est-à-dire universelle. Même des personnes comme les
apôtres de Jésus, des modèles pour nous, des saints qui ont donné leur vie pour
lui, des colonnes sur lesquelles notre foi est appuyée, ont à la bouche cette
demande : donne-nous, quand tout sera fini, que nous en aurons terminé avec les
luttes et les mesquineries de la vie présente, d'être à côté de toi, l'un à ta
droite, l'autre à ta gauche, … au premier plan sur la photo, en somme !
Vous avez remarqué : ils ont dit : « dans ta gloire ». C'est
ce que j'ai traduit : quand nous en aurons fini avec les luttes et les
mesquineries de la vie présente ! Ils n'ont pas vu que, justement, ils ont une
demande mesquine, fermée sur eux-mêmes. Le combat que Jésus mène se situe à cet
endroit exactement : « pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Pour
avoir part un jour avec le Christ, dans la gloire, il faut avoir lutté avec Lui,
contre cet esprit en nous, et cela prend bien toute une vie : « vous y boirez
», assure Jésus à ses disciples. Dans la gloire du Christ, il n'y aura pas de
réussite plus grande qu'une autre, il y aura une égale considération pour tous,
une égale lumière, un égal bonheur : chacun se sera mis au service d'autrui,
personne ne pensera plus à passer devant, et s'il y a une compétition, c'est
celle de la simplicité, c'est celle de l'oubli de soi jusqu'à l'amour de Dieu,
selon le modèle que Saint Augustin fournit pour bâtir la cité de Dieu. S'il y a
des premières places, il ne saurait y avoir des critères d'attribution à la
manière dont nous donnons des prix !
Mais ce projet de la simplicité, il n'est pas simple à
vivre, nous l'expérimentons. C'est le projet de l'humilité, de l'amour
inconditionnel et du service. En fait, c'est un chemin au cours duquel le
Christ se montre à nous de diverses manières. C'est d'abord à travers des
exemples de serviteurs, célèbres ou presque inaperçus : nous en connaissons
tous. Mais c'est aussi à l'occasion d'humiliations que nous subissons
nous-mêmes, ou que nous constatons autour de nous, et qui nous révoltent !
Comme, par exemple, celles qui sont faites à des étrangers ou à d'autres qui
sont d'origine étrangère, qu'ils soient en situation irrégulière ou non. En
effet, lorsque nous voyons de ces personnes, nous considérons le respect qui
leur est dû parce qu'elles sont des personnes humaines, parce qu'elles ont un
visage d'homme aussi respectable que le nôtre, et parce que leur visage nous
montre celui du Christ défiguré : voilà pourquoi beaucoup se mettent à les
accueillir et à les soutenir.
Et puis le Christ se montre encore à nous à travers la
rencontre avec des personnes qui ont opéré un grand tournant dans leur vie, et
qui ne sont plus à la recherche d'elles-mêmes, mais dans le désir permanent de
partager, de donner, d'offrir ce qu'elles sont et ce qu'elles ont reçu. À
travers elles, nous discernons, dans la foi, le visage du Christ qui les guide,
même si elles ne le savent pas.
Et qu'est-ce qui maintient en nous la foi que le Christ vit
au milieu de nous, que son Esprit agit dans les hommes que nous rencontrons ?
C'est l'Église, qui est son sacrement, son signe. Et ce sont les sacrements que
nous recevons, et que nous sommes nous-mêmes. Dans l'Église, il y a des
diacres, des hommes choisis pour être signes du Christ Serviteur de ses frères.
Et ceux-ci, ils ont à se convertir pour laisser passer la lumière du Christ,
pour devenir signes de Lui. Ils ont à susciter, et à soutenir autant qu'il est
possible, les attitudes de générosité et de service. Ils ont à nous appeler,
par leur parole, et plus encore par leur engagement personnel, à servir. Par la
prière, par la méditation de l'Évangile, par la réception des sacrements, comme
d'autres chrétiens, ils prennent conscience de qui ils sont le signe. Par
l'écoute avec d'autres comme ministres de la Parole de Dieu, ils révèlent cette
présence généreuse du Christ au milieu de nous.
Chers amis qui allez recevoir l'ordination diaconale, par
l'imposition de mes mains et la prière de toute l'Église, je ne peux pas
détailler pour chacun de vous comment ce ministère prendra forme en vos vies.
Dans vos professions de soignants ou d'enseignants, ou dans une entreprise,
dans vos engagements sociaux et familiaux, dans votre participation à la vie de
l'Église, vous avez déjà de multiples occasions de montrer que le service des
autres, et le service de l'humanisation de la société est le chemin du plus
grand bonheur pour tous. Vous avez surtout à laisser transparaître l'image et
le visage aimant du Christ qui s'approche et sert ses frères, vos frères, nos
frères.
Vous serez des serviteurs de l'appel à l'entraide. Il existe
de multiples associations, chrétiennes ou non, auxquelles vous appartenez ou appartiendrez
; ce n'est pas vous qui faites tout, bien sûr, mais vous savez solliciter,
mettre en route, accompagner ceux qui s'y mettent. Dans la discrétion, dans le
désir de faire grandir, dans l'amitié qui ne vient pas de vous, mais du Christ
qui vous a appelés, et qui à travers vous se rend proche de ceux que vous
servez.
Vous serez des serviteurs par la prière personnelle et la
prière de l'Église à laquelle vous participez de façon quotidienne : ce que
nous appelons la prière des Heures et l'oraison. C'est ainsi que votre vie
deviendra plus transparente au Christ, et rendra le Christ davantage visible.
L'école de l'humilité passe par là. C'est à Lui que nous rendons grâce, ce
n'est pas à nous que nous rapportons ce que nous faisons. Dans la prière, dans
les sacrements reçus et aussi dans les sacrements que vous donnerez, le baptême
et le mariage principalement, dans l'eucharistie que vous servirez aussi en la
distribuant, dans la présence aussi auprès de ceux qui ne reçoivent pas les
sacrements, le Christ vous façonnera, jour après jour, un visage, votre visage
de serviteur à sa ressemblance.
Vous serez des serviteurs de la Parole de Dieu. C'est elle
qui fait comprendre que tout vient du Père, tout passe par le Christ, tout est
animé par leur Esprit commun. La Parole de Dieu n'est pas une morale, ni un
embrigadement, elle nous ouvre un avenir infini ; nous ne serons pas découragés
de nos insuffisances et de nos échecs, mais relancés par son appel.
Ainsi, pour parler comme la liturgie dans quelques instants : « Que Dieu lui-même achève en vous ce qu'il a commencé ! »
http://catholique-lille.cef.fr/page/homelies_suite.php?id=3155_0_6_0_M
vendredi 16 octobre 2009
Lionel Vandenbriele sera ordonné prêtre le 15 novembre.
En vue de
préparer l'ordination sacerdotale du Bailleulois Lionel Vandenbriele, une
soirée de partage et de prière était organisée, vendredi soir, à l'église
Saint-Vaast. Le jeune diacre, âgé de 29 ans, s'est prêté à l'occasion au jeu
des questions-réponses.
Quelle est
pour vous la mission d'un prêtre aujourd'hui ?
« Aller
à la rencontre de tous les hommes, pas forcément des chrétiens, et leur
annoncer l'Évangile par sa manière de vivre. »
À votre avis, est-il
difficile pour un prêtre de vivre seul, ou est-il préférable pour lui d'être en
communauté ?
» Traditionnellement,
les ordinations ont lieu en juin à la cathédrale, pourquoi est-ce différent
pour vous ?
La Voix du
Nord, mardi 13.10.2009
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Hazebrouck/actualite/Autour_de_Hazebrouck/Bailleul_et_La_Flandre/2009/10/13/article_bientot-un-nouveau-pretre-pour-la-commun.shtml
Diocèse: ordination diaconale
Dimanche 18 octobre 2009 à 15h30 à la Cathédrale Notre-Dame de la Treille de Lille.
De D'haese Jacques, Leleu Yves, Mellot Etienne, Sansen Pascal, Tredez Luc.
Re-transmission et commentaires sur RCF-Radio T.O. 97.1FM. www.rcf.fr
vendredi 25 septembre 2009
« Assumer la responsabilité de vicaire général en faisant le lien avec les personnes », interview de Mgr Coliche
Le 9 juillet, le pape
Benoît XVI a nommé le père Gérard Coliche évêque auxiliaire de Lille. Il était
jusque-là vicaire épiscopal pour l'apostolat des laïcs et délégué épiscopal à
l'information pour le diocèse de Lille. La messe de consécration aura lieu le
27 septembre à Notre-Dame de la Treille à Lille.
Vous venez d'être
nommé évêque auxiliaire de Lille. Comment appréhendez-vous votre nouvelle
fonction ?
J'ai été surpris d'apprendre cette nouvelle m'invitant à la mission
épiscopale comme auxiliaire de lille. Je suis vicaire épiscopal depuis 16 ans
et je ne m'y attendais pas du tout. Je pensais me retrouver curé d'une
paroisse. J'avais demandé au père Ulrich d'aller sur le terrain, et sans m'y
être préparé, je me retrouve à la demande du nonce apostolique nommé évêque
auxiliaire de Lille. Depuis 40 ans, je suis au service du peuple de Dieu à
Lille. C'est une nouvelle mission à laquelle je vais devoir m'habituer. Le père
Ulrich m'a nommé vicaire général le jour même de ma nomination comme évêque.
C'est une autre manière de rendre service à « l'Eglise qui est à Lille ».
Comment
travaillerez-vous avec Mgr Ulrich, archevêque de Lille ?
Le travail avec Mgr Ulrich continuera, en partie, comme avant, car j'étais
déjà au conseil épiscopal. Son désir est que je sois un vis-à-vis pour lui.
Etre évêque avec lui facilitera les choses. Etre son vis-à-vis suppose de
réfléchir ensemble, de discuter ensemble, de mener le conseil épiscopal avec
lui et en même temps, d'accompagner la mission de l'Eglise et du diocèse dans
ses différentes dimensions d'annonce de la Bonne Nouvelle.
Sur quelles
expériences marquantes allez-vous vous appuyer pour accomplir votre charge ?
Si je reprends les différentes responsabilités que j'ai eues, je dois
reconnaître que j'ai exercé les différentes fonctions que l'on peut avoir dans
l'Eglise comme prêtre. J'ai été vicaire en paroisse, j'ai servi des mouvements
au plan local et au plan diocésain, j'ai été vicaire épiscopal sur le littoral
dunkerquois pendant huit ans, ce qui veut dire être le coordinateur d'une
pastorale de l'Eglise sur un territoire. J'ai également été vicaire épiscopal
chargé des mouvements et associations de fidèles pendant huit ans à travers
l'apostolat des laïcs. C'est une autre manière d'accompagner la vie de l'Eglise
qui est moins visible mais très participante. Dans notre diocèse, nous avons la
chance d'avoir beaucoup de mouvements différents et vivants. Cette expérience
me permettra d'assumer en connaissance de cause la responsabilité de vicaire
général qui consiste à faire le lien avec les personnes, avec les prêtres, les
diacres et les animateurs en pastorale.
Quels sont les axes
pastoraux que vous voudriez développer ?
Le travail que nous faisons depuis un certain nombre d'années continuera
avec Mgr Ulrich. Nous allons vivre une année de passage où nous allons essayer
d'alléger notre manière de nous organiser dans l'Eglise, de façon à alléger le
travail des responsables et des prêtres, en supprimant un niveau. Nous voulons
renforcer la dynamique de la vie ecclésiale dans chacune des paroisses
nouvelles : en étant à l'écoute des jeunes générations, présent aux petits et
aux faibles, et en nous rendant attentif aux jeunes pousses invisibles qui
bâtissent aujourd'hui le monde de demain. Une année de visite pastorale se met
en place auprès des mouvements et associations de fidèles autour du thème : «
Créons des ponts,... passons-les, inventons ! ».
vendredi 18 septembre 2009
Pour le père Bernard Bisman, le temps est venu de transmettre le témoin
DÉPART
Le père Bernard Bisman, prêtre de la paroisse Jean-XXIII, se prépare à la
retraite. Fin septembre (le dimanche 27), il quittera définitivement les trois
clochers Saint-Louis du Plouich, Saint-Paul et Notre-Dame des Victoires.
Une arrivée dans la paroisse qui fait date, le 11 septembre 2001, un parcours quelque peu atypique, un cheminement, un appel, des rencontres qui l'ont amené à son parcours : c'est Bernard Bisman. Natif de Marcq-en-Baroeul, il a fait ses études au collège de Marcq puis à l'École centrale de Paris. Une carrière d'ingénieur lui est alors ouverte, carrière qui démarre à Usinor, à Dunkerque. Mais les événements de mai 68, ses convictions et son caractère bien trempé le conduisent à quitter son poste et à prendre la direction des services techniques de la ville. Il entre ainsi dans la fonction publique pour dix-huit ans... Toutefois, son éducation religieuse, ses nombreux engagements au sein de l'Église (direction des Scouts et actions catholiques diverses) sa disponibilité, puisque célibataire, et sa profonde conviction que, de par son baptême, une mission devait lui être confiée, font que Bernard Bisman, à l'appel de l'archiprêtre de Dunkerque, se tournera vers la prêtrise.
C'est après une année de réflexion, une immersion dans le texte de l'appel de Moïse au Buisson ardent, et à « chaque doute un petit signal lui laissant entendre cet appel », que Bernard Bisman entre au séminaire de Lille, en 1987. Il a 54 ans. Formé pendant quatre années par Jean-Paul Jaeger, alors directeur du séminaire, Bernard Bisman sera ordonné prêtre le 9 juin 1991, à la cathédrale de la Treille, par le même Jean-Paul Jaeger, devenu évêque.
Rassembleur... « Ministre », « administrateur », Bernard Bisman se définit comme le « prêtre appelé à servir Jésus Christ et les hommes » et plus particulièrement ceux qui composent la paroisse Jean-XXIII. Trois clochers, trois quartiers pour une paroisse unique. Trouver un nom à cette paroisse. Jean XXIII, le nom d'un pape aux visions réformatrices avec le deuxième concile du Vatican, vecteur d'une importante modernisation de l'Église.
Rassembler les paroissiens des trois quartiers, s'ouvrir à d'autres chrétiens, élargir le champ des rencontres, telle fut la mission confiée au père Bisman.
Tout au long de ces huit années passées dans la paroisse, il s'est attaché à mettre en place la messe pèlerine qui permet d'aller d'une église à l'autre, multiplier et renforcer les liens entre ses paroissiens par de nombreux événements conviviaux mais aussi avec les chrétiens de la lointaine paroisse Saint-Élie d'Antélias, au Liban.
Rendez-vous. Pour son départ, les paroissiens se rassembleront, le 27 septembre, à l'occasion de la messe pèlerine dont il est l'initiateur. L'accueil se fera à l'église Saint-Louis du Plouich, à 10 h. À pied, les fidèles se rendront à l'église Notre-Dame-des-Victoires (10 h 45) pour la liturgie de la Parole, puis à Saint-Paul (11 h 30) pour la liturgie eucharistique. S'ensuivront la célébration des départs du père Bisman et du prêtre à la retraite attaché au quartier de la Briqueterie, le père Jean Luzeux, et un apéritif dînatoire à la salle paroissiale Saint-Paul. Le père Jean-Luc Vandeputte, doyen de Lille, prendra la succession du père Bisman, le dimanche 18 octobre.
Des projets. À 75 ans, le père Bisman a encore plein de projets. Il souligne son « désir profond » d'être à la disposition du doyenné de Marcq-en-Baroeul ou de celui de La Madeleine, ville où il réside, participer à un groupe de réflexion sur les perspectives d'accueil de l'abbaye du mont des Cats. Mais avant tout, il indique souhaiter « faire une pause » et « s'offrir la croisière sur les pas de Saint-Paul. » •
Par MARIE-FRANCE LUCIEZ dans La Voix du Nord (27/08/09)
lundi 14 septembre 2009
La congrégation de Don Bosco arrive à Lille-Sud avec une mission éducative
Depuis le 25 août, la paroisse Saint-Luc de Lille-Sud est confiée à trois prêtres de la congrégation de Don Bosco. Hier, avant la messe d'accueil qui leur était réservée à l'église Sainte-Germaine, les pères Dozinel, Mazéas et Harmel ont détaillé leur mission religieuse mais aussi éducative et sociale auprès de la population du quartier
Ils ont le sourire aux lèvres, l'envie de travailler ensemble et la richesse de leurs trois expériences pour assurer leur nouvelle mission. Car avant d'être appelés par l'évêque Mgr Ulrich à venir à Lille-Sud - pour prendre la suite du père Régis Maillard, nommé à Houplines -, les prêtres salésiens assuraient des fonctions bien différentes. Guy Dozinel et Lucien Mazéas, en établissements scolaires, respectivement à Tournai et Bailleul. Quant au père Pascal Harmel, il exerçait à Argenteuil, en banlieue parisienne, auprès des jeunes en difficulté, au sein de l'association Valdocco liée à la congrégation. Trois profils différents liés par un même esprit, celui de la congrégation de Don Bosco. « Les Salésiens ont une mission religieuse mais aussi éducative. Notre rôle est de réconcilier les enfants de la rue avec l'école et de les inciter à construire un projet bien à eux », explique Pascal Harmel. Les trois prêtres arrivent à Lille-Sud avec la volonté d'aider les populations - catholiques ou non- en difficulté. Un esprit et un mode d'action inspirés du père Jean Bosco, qui, dans les années 1880, avait pris à bras le corps le problème de pauvreté des populations ouvrières des faubourgs de Turin. Concrètement, les prêtres de la congrégation travailleront main dans la main avec les soeurs de Don Bosco, installées rue des Pensées, qui participent activement à l'organisation d'actions culturelles et sociales en direction des jeunes du quartier. « Le public qui assiste à nos messes ne sera pas le même que celui auquel se destinent nos actions éducatives », explique le père Lucien Mazéas. « Pour l'instant, nous avons le contenu de ce que nous voulons initier, mais pas la manière. Ça dépend de la manière dont nous avancerons avec les gens », complète le père Pascal Harmel.
À charge aux trois prêtres de prendre progressivement leurs marques dans le quartier, auprès des fidèles mais aussi des associations locales. Une première visite dans les écoles catholiques Don Bosco et Sainte-Marie, ainsi qu'au sein des institutions locales et des trois centres sociaux du quartier, est prévue, mercredi, avec Jean-Marie Lambrechts, conseiller de quartier et secrétaire de la section PS de Lille-Sud. « Notre rôle est de mettre en rapport les acteurs du quartier. Nous nous adresserons aux familles catholiques comme des autres », explique le père Harmel qui rappelle qu'à Argenteuil, « l'action de Don Bosco s'adresse essentiellement à des populations issues de l'immigration ». Avant d'ajouter : « Entre Argenteuil et Lille-Sud, il y aura certainement des similitudes. ";
lundi 14.09.2009, 04:58 - La Voix du Nord PAR MARIE CASTRO PHOTOS ÉDOUARD BRIDE
jeudi 9 juillet 2009
Mgr Gérard Coliche est nommé évêque auxiliaire de Lille
Paris, jeudi 9 juillet 2009. Le pape Benoit XVI a nommé évêque auxiliaire de Lille
Mgr Gérard Coliche. Il était jusqu’à présent vicaire épiscopal pour l’apostolat des laïcs de l’archidiocèse de Lille.
Biographie de Mgr Gérard Coliche:
Fils
de Monsieur Emile Coliche, représentant, et de Madame, née Marguerite
Delesalle, Mgr Gérard Coliche est né le 17 Novembre 1940 à Béziers
(Hérault).
Études:
Mgr Gérard Coliche a fait
ses études secondaires au lycée Jeanne d’Arc à Lille puis ses études
supérieures à la faculté des sciences de l’Université catholique de
Lille.
Il a poursuivi ses études au séminaire d’Issy-les-Moulineaux
puis à l’Institut de formation des éducateurs du clergé (IFEC) à Paris.
Il a été ordonné prêtre le 20 décembre 1969 à Halluin, pour le diocèse de Lille.
Ministères
1969-1975 Vicaire à la paroisse Saint-Hilaire d’Halluin, aumônier de mouvements
1974-1982 Aumônier diocésain de l’Action catholique des enfants
1979-1983 Aumônier du lycée Jean-Perrin à Lambersart
1983-1988 Coordonnateur de la Pastorale des Milieux indépendants pour la zone pastorale de Tourcoing
1985-1988 Secrétaire général du Conseil presbytéral.
1989-1993 Délégué du conseil presbytéral à l’équipe régionale Evêquesprêtres
1988-1993 Délégué-adjoint à l’Apostolat des laïcs, pour les mouvements de jeunes, aumônier fédéral d’ACI de Lomme-Lambersart.
1993-2001 Vicaire épiscopal de la zone pastorale de Dunkerque et doyen de Dunkerque-St Pol
2001-2009 Vicaire épiscopal chargé de l’Apostolat des laïcs de la communication (DEI).


















