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L'actualité au Service Des Vocations dans le diocèse de Lille (F-59000) au jour le jour... Avec un regard résolument positif ! Contact: 9, rue Notre-Dame BP.37, Cassel (59670)

mardi 2 décembre 2008

A propos des vocations (30): Pour ne pas conclure...*

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Le problème des vocations est un problème sérieux dan notre Eglise. De quoi avons-nous besoin pour en venir à bout ? Le premier chemin à parcourir est indubitablement celui de la conversion.

La crise des vocations doit nous amener à nous demander si tous nous imitons assez étroitement le Christ. Les vocations sont toujours le fruit d’une communauté ecclésiale ardente. Sommes-nous pareille communauté ? D’abord sommes-nous conscients de ce que chacun d’entre nous ^porte se responsabilité dans l’appel ? Appeler est l’affaire de chacun. Est-ce que tous nous ne souffrons pas trop de timidité et de mutisme ? Peut-être faudrait-il que le Seigneur vienne toucher nos lèvres et dire : ‘Ephatha’ –‘Ouvre-toi’.

Mais bien plus encore, nous avons besoin d’une atmosphère générale d’espérance. Nous sommes en route vers le jubilé de l’an 2000 (ndlr : ce texte a été écrit  en 1999 !). Sans doute n’y a-t-il dans l’Eglise aucun secteur qui ait davantage besoin d’Espérance et de confiance que celui des vocations. Mais le Maître de la moisson ne laissera pas son Eglise sans ouvriers pour faire la moisson. Ne fût-ce que pour ce seul motif que le Christ a prié à cette intention. Et n’a-t-il pas dit aussi : « Je savais, Père, que Tu m’écoutes toujours, mais c’est à cause de la foule qui m’entoure que j’ai parlé…(Jn 11,42). Et Lazare, un mort, sortit du tombeau !

*Titre non contractuel

+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Me voici, Seigneur (1 Sm 3,6) , Paroles de vie... Pâques 1999

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mardi 25 novembre 2008

A propos des vocations (29): Les accompagnateurs

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Discernement

Une autre tâche importante de l’accompagnateur est les discernement. Comment savoir si quelqu’un est appelé ? Dieu seul le sait. Il y a toutefois certains critères humains qui peuvent venir en aide et à l’accompagnateur et à l’appelé.

Ainsi l’ouverture constante au mystère. L’assurance subjective exagérée qu’on est appelé, est souvent une indication négative. Celui qui est vraiment appelé, reste toujours conscient de ce qu’une longue route lui reste à parcourir. Celui qui est imperméable à toute remise en question, celui-là aurait tout lieu de se poser des question quant à l’authenticité de sa vocation.

Un autre critère est la sérénité avec laquelle l’appelé parvient à assumer la ‘bipolarité’ de son être. Il lui faut en d’autres mots prendre conscience des zones de lumière et des zones d’ombre de son existence, et apprendre à vivre avec les deux. Sans témérité et sans se décourager. Pour cela, il est nécessaire qu’il réussisse à faire une lecture de son passé à la lumière de la foi, à voir notamment comment Dieu y était à l’œuvre. Pas tellement dans les événements extraordinaires, mais dans le cours ordinaire de sa vie. Est-il reconnaissant pour tout ce qui l’a conduit au jour d’aujourd’hui, positif et négatif ? S’est-il réconcilié avec son passé ? Peut-il, dans le cadre de l’ensemble de sa vocation, replacer aussi ses fautes et blessures ?

La qualité fondamentale de celui qui est réellement appelé, est-peut être la docilité : l’aptitude à se laisser dire quelque chose par Dieu, par l’Eglise, par un accompagnateur, par les gens, par les événements. Cette docilité, on pourrait l’appeler également jeunesse. Non au sens physique, mais au sens spirituel. C’est une sorte de saison du cœur et de l’esprit, non  en premier lieu du corps. Pour être appelé, il convient d’être ‘jeune’ de cette manière, avec toutes les fragilités et les dons liés à la jeunesse. Avec, en particulier, le désir ardent de faire quelque chose de sa vie, de donner la maximum, de garder les yeux fixés sur le côté lumineux de l’existence.

+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Me voici, Seigneur (1 Sm 3,6) , Paroles de vie... Pâques 1999

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mardi 18 novembre 2008

A propos des vocations (28): Les accompagnateurs

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Par-delà le seuil de l’indécision

Sitôt Jésus reconnu à la fraction du pain, les disciples d’Emmaüs prennent une décision : « A cette heure même, ils partirent et s’en retournèrent à Jérusalem » (Lc 24,33). Un moment essentiel dans le processus de vocation est celui de la décision. C’est là pour beaucoup de gens – et pas uniquement pour les jeunes – un moment particulièrement difficile à notre époque.

L’indécision est une impuissance psychologique caractéristique de beaucoup de nos contemporains. Il y a plusieurs motifs à cela : une échelle des valeurs en désordre, le pluralisme, le grand nombre des possibilités, la rapidité fulgurante de l’évolution. A ces motifs, il faut souvent ajouter la faible expérience religieuse et l’incapacité de croire que la vocation vient vraiment de Dieu, encore que par l’intermédiaire de multiples facteurs sociaux, historiques et psychologiques. Sitôt constatées la pauvreté et la  précarité de ces propres moyens, on entre dans un période indéfinie de doutes et la décision ne vient pas.

Le bon accompagnateur aide l’appelé à échapper à l’indécision. La chose est possible en proposant graduellement des démarches réalisables en donnant progressivement plus de responsabilités dans les tâches que l’appelé peut déjà assumer, en développant son assurance par le truchement de petits choix quotidiens en matière de discipline, de sobriété, de gratuité, de loyauté, de fidélité. Mais par-dessus tout en l’introduisant dans une attitude fondamentale de confiance en Dieu, de confiance aussi en la sollicitude maternelle de l’Eglise. Celui qui est capable de se dés-approprier de sa vacation et de la remettre entre les mains de Dieu, acquiert du fait même une audace beaucoup plus grande.

+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Me voici, Seigneur (1 Sm 3,6) , Paroles de vie... Pâques 1999

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mardi 11 novembre 2008

A propos des vocations (27): Les accompagnateurs

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Eviter la parcimonie dans ce qu’on demande

L’appelé sait que, si c’est Jésus qui l’appelle, les exigences peuvent être grandes. La morale de Jésus est un morale de ‘surabondance’ :  L’appel de Jésus se reconnaît précisément à son caractère radical.

Il est dès lors important de parler avec netteté, d’émettre des signaux clairs et univoques, qui témoignent de radicalité et appellent à une imitation du Christ sans réserve : « Va , vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres… ; puis viens et suis-moi » (Mt 19,21). Un christianisme au rabais ne pousse personne à s’y consacrer corps et âme. C’est d ‘ailleurs une loi commune en psychologie : demander à un jeune quelque chose qui est en deçà de ses responsabilités, c’est lui manquer de respect et faire obstacle à sa réalisation de soi. Il faut au contraire proposer aux jeunes le maximum de ce qui leur est possible afin qu’ils puissent réellement devenir eux-mêmes. Sans doute, un accompagnement convenable veille aussi à ne pas imposer des fardeaux trop lourds, surtout quand l’appelé à tendance à croire qu’il s’agit de sa prestation à lui, de sa manière de faire ses preuves vis-àvis de Dieu. Et surtout vis-à-vis des autres ! L’attitude constante de prière est la meilleure garantie qu’on reste dans la voie de l’humilité. Toutefois, le fait de priver les jeunes d’idéals ou de vider ceux-ci de leur contenu, a des conséquences autrement catastrophiques.

+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Me voici, Seigneur (1 Sm 3,6) , Paroles de vie... Pâques 1999

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mardi 4 novembre 2008

A propos des vocations (26): Les accompagnateurs

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« C’est Moi… »

Vient alors la démarche essentielle : découvrir que, dans tout ce que le candidat vit et ressent, Jésus fait route avec lui, et depuis longtemps. Qu’il ne s’agit pas d’un idéal abstrait, d’un projet de vie quelconque, d’une réalisation de soi ; que le candidat n’est pas appelé à ‘quelque chose’, mais par ‘Quelqu’un’. Tout au long de la route suivie par le candidat, Jésus était le compagnon de voyage invisible. C’est à cette découverte surtout, que l’accompagnateur doit travailler.

Comment ? Peut-être la première approche est-elle de prier avec l’appelé et de célébrer l’eucharistie. Les disciples d’Emmaüs reconnaissent d’ailleurs ‘l’Etranger’ à la fraction du pain. Celle-ci ouvre les yeux et transforme un projet de vie abstrait en ce chemin concret qui rend disciple. Aussi, longtemps que le processus de vocation se déroule dans le registre de la troisième personne (‘qu’est-ce qu’il attendrait bien de moi ?’), il n’est pas arrivé à maturité. C’est seulement quand la question devient : ‘Seigneur, qu’attendrais-Tu de moi ?’, que la maturation devient effective.

Prier introduit le candidat dans l’attitude fondamentale de l’appelé : l’action de grâce. Celui qui est vraiment appelé est conscient de ce que ce n’est pas personnellement qu’il fournit la force et l’énergie nécessaires pour suivre la voie étroite de l’imitation du Christ. Cela ne provient pas de lui, mais lui est donné gratuitement. L’humilité, la conscience de sa propre insuffisance, est un critère sûr pour juger de l’authenticité d’une vocation. Elle préserve de la présomption de Pierre qui disait : « Même si tous succombent, du moins pas moi » (Mc 14,29), et qui dut chuter trois fois avant de parvenir au stade de l’humilité.

+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Me voici, Seigneur (1 Sm 3,6) , Paroles de vie... Pâques 1999

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mardi 28 octobre 2008

A propos des vocations (25): Les accompagnateurs

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Accompagner

Les accompagnateurs doivent faire route avec le candidat à la vocation. Précisément comme Jésus l’a fait avec les disciples d’Emmaüs. L’ensemble de ce récit du soir de Pâques se transpose d’ailleurs parfaitement dans la situation de vocation. « Jésus en personne s’approcha, et il faisait route avec eux… » (Lc 24,15).

Accompagner une vocation ne peut pas se faire à distance, mais seulement de près. L’éveil de vocations se fait par ‘contagion’. Il ne se situe pas dans le registre de l’apprentissage, de la dialectique ou de l’exhortation. Il est de l’ordre du témoignage. L’accompagnateur devra donc vivre avec le candidat et près de lui, aller à sa recherche là où il est. Jésus va à la rencontre des disciples, « tandis qu’ils conversaient et discutaient ensemble » (v15). Accompagner une vocation, c’est aller là où des (jeunes) gens sont en train de converser. Les disciples d’Emmaüs – comme tant de pèlerins d’Emmaüs de nos jours – ont la bouche pleine de leurs peurs, détresses et déceptions : « Nous espérions nous… » (v21). Il est bon alors que l’accompagnateur dévoile quelque peu ses propres cartes, laisse entrevoir que lui aussi il e débat avec ses doutes, des hésitations, que lui aussi il est assailli de préoccupations. En un mot, que lui aussi il parcourt la route ardue de la foi et de l’Espérance.

Jésus entre de plain-pied dans les doutes et les attentes déçues. Mais Il les interprète : toutes ont leur place dans le plan divin sur le monde et sur leur vie. « Ne fallait-il pas… » (v26). Frayeurs et déceptions ne doivent pas empêcher de risquer l’aventure avec Dieu. Pour expliquer cela, Jésus fait appel à l’Ecriture : « Commençant par Moïse et parcourant tous les prophètes, Il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait » (v27). Accompagner des vocations, c’est toujours familiariser aussi avec la Parole de Dieu.

+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Me voici, Seigneur (1 Sm 3,6) , Paroles de vie... Pâques 1999

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mardi 21 octobre 2008

A propos des vocations (24): Les accompagnateurs

moisson

L’Eglise a grand besoin d’accompagnateurs suffisamment compétents et enthousiastes pour aider des gens à marcher de très près dans les pas du Christ. La crise actuelle des vocations ne s’enracine pas seulement dans le faible rayonnement des foyers, paroisses, écoles et mouvements, mais probablement encore davantage dans la pénurie de personnes qui appellent et accompagnent. Ainsi que dans l’impuissance et le manque de soutien qu’elles éprouvent dans l’exercice de la pédagogie des vocations. Comment donc éveiller et accompagner des vocations ? Comment Jésus l’a-t-il fait ?

Semer

Nous avons d’abord grand besoin de croire que c’est Dieu qui sème. Dieu continue à appeler par tous les temps bons ou mauvais. En même temps que la bonne semence de l’Evangile, il répand d’ailleurs la semence de ceux qui sont chargés de le proclamer et de la transmettre. La parabole du semeur (Mt 13,3-8) nous montre comment Dieu s’y prend quand il sème : Il sème partout. Mais nous, avons-nous le courage de semer partout, même quand nous voyons des obstacles et que, dans les arbres, les oiseaux sont prêts à venir piquer le grain ? « Personne ne peut, par notre faute, rester ignorant de ce dont il a besoin pour orienter sa vie autrement et mieux » (Pape Paul VI). C’est seulement à condition d’entrer dans l’  ‘esprit divin de gaspillage’ que nous pouvons semer des vocations. Dieu sème partout en dépit de la qualité du sol. Il peut d’ailleurs d’un instant à l’autre changer le cœur humain de telle sorte que sa parole soit entendue et son appel suivi.

Nous pouvons semer toujours, même hors saison. Il n’y a pas d’âge pour être appelé. Toutefois, il reste vrai que le printemps est la saison où tout pousse plus vite et mieux. L’expérience apprend qu’enfance et jeunesse sont climatologiquement les saisons les plus appropriées aux semailles. C’est en effet à ce moment que la sève monte dans la nature, lui ouvrant de vastes possibilités. Semer dans les cœurs d’enfants et de jeunes signifie une grande espérance. C’est pourquoi nous avons besoin de personnes capables de reconnaître le premier éveil d’une vocation et d’en prendre soin. En général, ces ‘découvreurs’ sont des parents, des enseignants, des dirigeants de mouvements.

Jésus dit aussi que la semence du royaume de Dieu ressemble à un grain de sénevé. C’est la plus petite graine qu’on puisse trouver (cf. Mt 13,31 & ss.). Telle est la semence de la vocation. Dans notre culture de l’anti-vocation, elle paraît n’avoir aucune chance, tant il est vrai que le grain de sénevé de la vocation est si petit. Mais c’est que Dieu est ainsi : un « Dieu qui se cache » (cf. Is 45,15). Il ne s’impose pas. Il respecte totalement la liberté humaine.

+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Me voici, Seigneur (1 Sm 3,6) , Paroles de vie... Pâques 1999

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mardi 14 octobre 2008

A propos des vocations (23): Pastorale des vocations

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Lieux et personnes qui appellent


Les vocations ont besoin d’un humus fertile pour germer et d’un jardin pour grandir et fleurir. Où trouver cette bonne terre ? Indubitablement dans la famille. L’atmosphère humaine et spirituelle qui y règne est presque toujours déterminante pour l’éclosion d’une vocation. Car c’est là d’abord qu’on prie, qu’on célèbre l’année liturgique, qu’on apprend la serviabilité, qu’on parcourt le chemin du témoignage à l’intérieur et vers l’extérieur. Dans le prolongement de la famille, il y a la communauté paroissiale. Celle-ci n’est-elle pas l’extension de la famille, au sein de laquelle grandit et vit la personne humaine ?

Mais il y a aussi d’autres lieux significatifs, où le radicalisme de l’évangile est rendu visible avec une ‘pureté’ de laboratoire, presque ‘in vitro’, pourrait-on dire. Ce sont les abbayes et les nombreuses communautés contemplatives ou religieuses apostoliques classiques. Et, de nos jours, également pas mal de nouvelles communautés. Ils sont nombreux ceux qui sont passés par ces lieux, à avoir été touché au cœur, puis à avoir songé à une foi et à un engagement plus intenses. Mais également dans les écoles, mouvements et associations, Dieu peut parler et inviter à un engagement plus radical.

Toutefois, plus importantes que les lieux sont les personnes

qui ‘appellent’ par leur vie et leur parole. Bien des lieux énumérés ci-dessus ont perdu de leur force pédagogique. Du fait de la culture pluraliste ambiante, ils ont perdu en partie leur caractère chrétien et leur impact évangélique. Ce n’est pas le cas pour les personnes. De fortes personnalités spirituelles exercent une grande influence sur d’autres. Rares sont les vocations qui ne peuvent indiquer dans leur histoire un ‘père’ ou une ‘mère’ dans la foi. Notre époque a besoin de personnalités fortes capables de rayonner le mystère de Dieu et prêtes à en aider d’autres à le trouver et à le suivre.

+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Me voici, Seigneur (1 Sm 3,6) , Paroles de vie... Pâques 1999

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mardi 7 octobre 2008

A propos des vocations (22): Pastorale des vocations

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Le témoignage

La voie du témoignage peut également favoriser la naissance et l’épanouissement d’une vocation. Quand quelqu’un prend conscience du fait qu’il a beaucoup reçu de Dieu, il a tendance à donner beaucoup à son tour. Il y a une loi du crescendo vérifiable déjà chez les apôtres : à peine ont-ils reçu l’Esprit Saint qu’ils sortent et prennent la parole. Cela culminera avec le témoignage devant le Sanhédrin et les coups de verges à cause du nom du Christ. Parfois, le cheminement est inverse : le fait de prendre la parole et de témoigner favorise la croissance de la vocation et la conforte. Ainsi certains on découvert leur vocation en assurant auprès d’enfants la catéchèse préparatoire à la confirmation. Le fait d’exprimer sa foi renforce la conviction intérieure.

+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Me voici, Seigneur (1 Sm 3,6) , Paroles de vie... Pâques 1999

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mardi 30 septembre 2008

A propos des vocations (21): Pastorale des vocations

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La voie royale pour la découverte d’une vocation et son épanouissement, est celle du service. La pratique de la charité active libère. Elle permet de discerner si l’on a la vocation (également à une vie contemplative). Elle nous révèle le visage de Jésus : « Ce que vous avez fait au moindre d’entre les miens… » ; elle nous introduit dans l’expérience même de Jésus faisant le tour du cénacle pour laver les pieds de ses disciples ; elle éveille le sens des vraies valeurs dans le royaume de Dieu « où le plus grand devra être comme celui qui sert » (Cf. Mc 9,35). Peut-être devons-nous en matière de pastorale des vocations, opérer résolument le passage d’une ‘pastorale de la propagande’ à une ‘pastorale du service’. Inviter les gens d’abord non à lire ou entendre quelque chose au sujet de Jésus, mais à faire quelque chose pour Lui.

+ Godfried Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles
Me voici, Seigneur (1 Sm 3,6) , Paroles de vie... Pâques 1999

Le service

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