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L'actualité au Service Des Vocations dans le diocèse de Lille (F-59000) au jour le jour... Avec un regard résolument positif ! Contact: 9, rue Notre-Dame BP.37, Cassel (59670)

samedi 31 octobre 2009

Lionel Vandenbriele, futur prêtre : "La philo, c'est décapant !"

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Lionel Vandendriele, 29 ans, sera ordonné prêtre en l'église Saint-Vaast de Bailleul le 15 novembre. Issu d'une famille catholique pratiquante, le diacre a quitté sa profession pour vivre son engagement liturgique.

L'Indic : vous serez ordonné prêtre à Bailleul et non à la cathédrale de Lille. Pourquoi cette exception ?
Lionel Vandenbriele : C'est une volonté de l'évêque. Nous sommes ordonnés pour le diocèse, la cathédrale est le lieu symbolique. Cela permettra aux Bailleulois de vivre un temps fort dans leur ville. Et puis la cathédrale n'est pas chauffée l'hiver ! (rires)  Avez-vous déjà des informations sur la mission que vous confiera l'évêque ?
Je ne la connais pas mais je sais que je resterai à Roubaix où je vis depuis un an. En moyenne une mission dure six années. Je suis dans les quartiers sensibles où règne la précarité. La population est jeune, diversifiée avec des Portugais, des Italiens, des Polonais, des Maghrébins... Dans certains endroits, la moitié de la population est au chômage et 50 % des jeunes n'ont pas de diplôme. Mon rôle est de leur montrer la présence du Christ dans leur vie.

Devenir prêtre a toujours été votre souhait ?
Je voulais être pompier quand j'étais petit ! Être au service des autres jusqu'à risquer sa vie. Quelque part, le pompier et le prêtre se ressemblent.
J'avais prévu de faire l'école des pompiers de Paris, de fonder une famille. J'ai gardé cette passion à travers ma collection de quatre-vingts camions de pompiers.
Il y a donc eu un élément déclencheur... J'étais enfant de choeur dès 8 ans. Mon grand frère l'était, je voulais faire comme lui. Après ma profession de foi, j'ai fais ma confirmation à 15 ans. Je n'étais pas très motivé pour y aller. En sortant d'un temps fort composé de témoignages, je me suis dit que je pouvais, comme ces personnes, vivre un engagement. Puis j'ai rencontré le séminariste Frédéric Lefebvre avec qui je me suis lié d'amitié. Une veille de Noël, j'avais 16 ans, Frédéric m'a demandé si j'avais déjà pensé à devenir prêtre. J'ai été surpris. Je lui ai dit oui sans conviction, pour qu'il me laisse tranquille. Il m'a demandé de revenir le voir dans six mois. Je me suis dit : "lui c'est terminé, il ne me verra plus !"

Pourquoi avez-vous changé d'avis ?
Quelque chose me travaillait déjà mais cela n'était pas remonté à la surface. Le fait d'en parler m'a permis de me poser. Frédéric devait sentir quelque chose en moi.
Vous étiez très jeune à l'époque... J'ai gardé ce projet en tête en parallèle à mes études. Je voulais entrer au séminaire après le bac. Mes parents et Frédéric préféraient que j'attende.
J'ai fait un BTS chimie puis je suis entré au séminaire en 2000. En deuxième année, l'équipe m'a permis de prendre un temps de stage. Je suis entré chez Nordlys en tant que découpeur pendant six mois puis je suis devenu laborantin pendant plus d'un an. Ce temps de travail m'a permis de bien me poser la question. Je gagnais bien ma vie, j'avais de bons collègues, le travail me plaisait. C'est là que mon choix s'est affirmé. J'ai démissionné pour reprendre le séminaire. C'est un moment important de ma vie : j'avais le choix !

Comment un esprit scientifique comme vous gère-t-il la dualité foi/raison ?
Quand j'entendais des personnes qui demandaient de bénir leur maison, je me disais que cela ne résoudrait pas leur problème. Ce n'est pas un coup de baguette magique qui allait tout effacer. Il fallait trouver une solution rationnelle et concrète. Mais le fait que ces personnes le demandent à un prêtre est déjà une démarche de foi, cela les apaise. Le combat de la foi et de la raison est encore présent en moi. Prenons Noël. Si on dit que Jésus n'est pas né dans la crèche à Bethléem, ça veut dire "la foi c'est des conneries" !
Alors vous entretenez volontairement le mensonge auprès des chrétiens ?
On risque de leur faire perdre la foi. C'est dramatique si ça vient d'un prêtre ! Lors de l'homélie, nous donnons des pistes pour vivre la foi dans la semaine, ce n'est pas le lieu pour débattre.

Et quelle est votre lecture scientifique de la résurrection du Christ ?
J'ai mis du temps à comprendre le mystère de la résurrection. En tant que scientifique, il n'y a pas de résurrection du Christ. Quand je suis allé en pèlerinage en Israel, je n'y ai vu aucune preuve de la résurrection. Dans l'évangile de Marc (16, 1-8), on lit que les femmes qui ont découvert le tombeau vide n'ont rien dit, elles avaient peur. Le témoignage du verset 9 qui a été ajouté signifie que la résurrection est basé sur un témoignage, sans preuve !
Croire qu'il est ressuscité est un acte de foi.

Lisez-vous des ouvrages qui vont à l'encontre de la pensée chrétienne ?
J'ai lu beaucoup de livres de philosophie au séminaire. Nietzsche, c'est décapant ! La philo m'aidait à approfondir ma foi. A l'entrée au séminaire, j'avais une foi d'enfant. Désormais j'ai une foi d'adulte : je cherche le sens de ma foi.

Pourquoi croyez-vous ?
(sourire) C'est la première fois qu'on me pose cette question. C'est un cadeau que Dieu m'a donné par ma famille. Il nous demande d'essayer d'aimer, de donner sa vie pour l'autre par amour, de faire de sa vie un "je t'aime".

Parmi les renoncements que vous avez dû faire, quel est celui qui vous coûte le plus ?
C'est de ne pas avoir d'enfant. On peut aimer autrement qu'au sein d'une vie de famille, en donnant sa vie pour les autres.

Propos recueillis par Nicolas de Ruyffelaere

http://www.lindicateurdesflandres.fr/actualite/Region/2009/10/28/lionel-vandenbriele-futur-pretre-la-phil.shtml

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mercredi 14 octobre 2009

Martial Wicquart: Le Christ n’a pas de honte de nous appeler ses frères

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 Voici un Évangile particulièrement difficile à entendre pour les divorcés remariés. « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d’adultère envers elle ».
Ayons une pensée pour eux, de plus en plus de personnes dans l’Eglise prennent conscience de la difficulté réelle qui existe. Un cri de désespoir est entendu, ils se sentent souvent rejeté d’une partie de l’Eglise alors que comme nous ils y ont toute leur place.
Des groupes de réflexions se constituent, avant de proposer quelque chose, il est toujours bon de prendre du temps, d’écouter les personnes concernées, mais aussi de laisser résonner toute la parole de Dieu en nous.
Je ne vais pas aller beaucoup plus loin aujourd’hui sur ce sujet, mais sachez que cela habite ma prière et celle de nombreuses personnes engagées dans l’Eglise.

Je vous propose de vous parler de ma mission diaconale vécu en homme marié. La première lecture nous dit que nous ne formons plus qu’un. Et pourtant, un seul a été ordonné le 20 octobre 2007.
Nathalie a suivi toute la formation, elle a choisit cette voie difficile de la confiance en un engagement du couple où un seul reçoit un sacrement pour une mission qui nous concerne tous les deux.
Est-ce de la folie ? Où notre union permet-elle des liens qui nous réunissent malgré un itinéraire différent ?

Souvent le diacre est vu comme un ministre ordonné au service de la communauté, signe du Christ serviteur. La place de l’épouse n’est pas visible dans cette définition.
L’épouse est aussi rarement visible auprès de son mari aux célébrations, le diacre est dans le chœur, l’épouse dans l’assemblée. La place des femmes dans l’Eglise reste un peu dans l’ombre. Alors, il n’est pas toujours simple le dialogue, les prêtres habitués à vivre seul oublie parfois que nous sommes deux formant un couple.

Heureusement, nous n’avons pas découvert cela avec l’ordination, mais une mise en garde avait été faite. Nous apprenons depuis le début de ce parcours à échanger nos points de vue et à garder en priorité notre famille.
C’est le premier point des lettres de mission de tous les diacres mariés. Sa mise en application nécessite beaucoup de vigilance et d’amour réciproque.

Je suis également envoyé en mission sur mon lieu de travail. L’Eglise me demande comme à tous ses baptisés d’être signe de Jésus-Christ là où je suis. Nous sommes tous signes les uns pour les autres. Le diacre reçoit le jour de son ordination une grâce particulière pour devenir un témoin privilégié. En tant qu’enseignant dans un lycée catholique, mes collègues savent tous que je suis devenu diacre.
Pour eux, je représente l’Eglise, il n’est pas rare que l’on me questionne sur les points plus difficile à comprendre. J’essaie avant tout d’être une oreille attentive, et parfois le porte parole.
Nathalie et moi nous portons souvent dans la prière ces événements reçus en partage.

Pour les élèves, je reste un prof, aux nouveaux je leur ai dit que j’étais diacre après 15 jours de cours et ils ont eu du mal à me croire.
Il voit souvent leur prof comme un prof et rien d’autre, ils oublient que nous avons une vie et que nous ne la passons pas qu’à corriger des copies et préparer des cours. J’appelle cela une étiquette, et je n’aime pas les étiquettes toute faite. Pour Nathalie, je n’aime pas lorsque l’on cherche à l’étiqueter femme de diacre.

Troisième point de ma mission, aider ceux qui ont fait un pas dans l’Eglise à en faire un deuxième. Pour cela, j’ai rejoint une équipe en CMR, chrétien dans le monde rural. Je suis aumônier de cette équipe et je m’aperçois que la relecture d’événements avec d’autres, aide à aller plus loin.
Il n’est pas rare pour les couples que ce lieu d’échange soit aussi un lieu de découverte de l’autre. On m’a aussi confié une catéchumène, quel bonheur de voir la joie de la découverte de l’Evangile.
Nous, nous sommes parfois un peu blasé, mais en approfondissant avec des nouveaux venus, on se rencontre un peu mieux de la chance que nous avons de connaître Jésus.

En couple, nous avons gardé notre engagement aux équipes Notre Dame. Dans notre équipe, nous sommes un couple parmi d’autres, il était important pour nous de garder un lieu d’Eglise où je n’avais pas de responsabilité particulière.

Pour terminer, ma mission a aussi tout un aspect liturgique, la liturgie des heures que nous faisons le plus souvent possible à deux. Le diaconat nous a fait progresser tous les deux dans une prière fidèle et ouverte aux autres.
Pour les mariages et les baptêmes, Nathalie participe de temps en temps, son apport est différent du mien, nous nous complétons.

La vie de couple est une aventure, il serait faux de croire que cela se vit sans difficultés. Mais le bonheur est tellement fort lorsque nous voyons l’autre heureux.
Nous sommes engagés sur un chemin rempli d’imprévus, avec la grâce de Dieu nous cherchons à porter à tous sa bonne nouvelle.
Tous nous avons du prix à ses yeux et nous sommes uniques, notre histoire est lié au Christ. Quelques soient nos difficultés, le Christ nous aime, il souhaite notre bonheur. « Il n’a pas de honte de nous appeler ses frères », je dirais même il est heureux d’être notre Frère.

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samedi 3 octobre 2009

Un bandit choisit Jésus

De la prison au monastère
Frère Richard Rakotomalala

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Un bandit choisit Jésus

Il a grandit au milieu des drogués, des paumés et des prostituées.
Emprisonné à 13 ans pour traffic de drogue, il décide à 27 ans de devenir moine…

 Ce n’est pas dans l’arrière-salle-salle d’un tripot d’Antsirabe que vous risquez de rencontrer Richard Rakotomalala. Mais au monastère trappiste cistercien de Maromby, à Fianarantsoa. Là-bas il est frère Richard Maria Gabriela. Un jeune postulant de 27 ans, aspirant à devenir dans le silence et le recueillement un moine de Saint Benoît.
 Un grand costaud au menton ciselé d’un fin collier de barbe, vestige de l’époque où il était plus connu sous le nom de Z’Dar Rittjah. Tout moine qu’il soit à présent, frère Richard aime à porter le treillis militaire pour travailler la vigne, le labeur quotidien des moines de Maromby, qui produisent l’un des vins les plus réputés des Hauts Plateaux. Pas peu fier d’exhiber ses tatouages et ses stigmates d’ancien voyou, notamment les traces de menottes laissées à ses poignets. Comme un livre ouvert de sa propre vie, reconnaît-il.
 Né en 1981 au sein d’une famille luthérienne, il est déjà à l’âge où d’autres jouent aux gendarmes et aux voleurs, une vraie graine de délinquant. Embarqué à 11 ans dans les milieux rastas, il fume le cannabis, sniffe de la colle, s’enivre au toaka gasy. L’école, pas la peine d’en parler. Quand il ne sèche pas les cours, il se montre batailleurs, irréductible aux ordres. S’il n’est pas renvoyé, c’est à la directrice de l’école, sœur Estelle Missier, qu’il le doit. La première a avoir capté la petite lumière qui brille en lui. « je ne l’ai jamais oubliée, confie frère Richard. Elle m’a montré qu’il y avait un autre chemin, mais cela a pris du temps avant de souffler la mauvaise graine… »
 Car le moins qu’on puisse dire est qu’il est mal part. De mauvaises fréquentations en combines louches, il est arrêté en 1994 pour trafic de drogue et retenu six mois à la salle de redressement de haute sécurité de la prison d’Antsirabe. Il a à peine 13 ans.
 Dans sa cellule, le soir, il repense à sœur Estelle. Il s’interroge sur ce bout de ciel noir qui filtre à travers les barreaux et, de demande si quelqu’un là-haut sait qu’il existe… Mais une fois remis en liberté, la rue a vite fait de reprendre le dessus. A nouveau les expédients, le cannabis. Le toxico retourne à ses fumettes sans joie.

« Diablos 16 »

  En 1997 , il fonde un groupe de rap, les Diablos 16. De vrais durs dont l’un des membres sera abattu en 2003 au cours d’une attaque à main armée. Diablos, drôle de nom quand on y songe pour un petit gars brutal qui hier encore songeait à se convertir. Mais les exemples sont nombreux de ces damnés mille fois perdus que « l’appel » a sauvé. Le bon larron, bien sûr… Pour frère Richard, ça se passe en 1999. Il a 17 ans et son père vient de décéder d’une crise cardiaque. Anéanti par le gâchis de sa vie, il décide de se convertir. Mais le feu ne prend pas, un vent mauvais souffle sur sa vie : en septembre de la même année, c’est sa mère qui meurt et le jeune converti regarde le ciel avec épouvante. Qui que ce soit qu’il y ait là-haut, il se sent trahi. « A ce moment, dit-il, j’ai connu la sécheresse. de la foi, oublié jusqu’à l’existence de Dieu. »
 Les paradis artificiels lui semblent plus sûrs. Il recommence à se droguer. Cette fois à l’héroïne, le terrible brown sugar qui ronge les dents, la peau, les os, et à coup sûr la vie. Il est pire qu’avant. Il sent en lui une soif de violence qu’il croit pouvoir exorciser en s’engageant dans les commandos. Une mitrailleuse crachant le feu et l’enfer par toutes ses cartouches, voilà ce qu’il lui faut. Mais la vie des commandos malgaches n’a rien à voir avec les films de Rambo. Au bout de deux ans il passe en conseil de discipline pour refus d’obéissance à un supérieur –un général ! la sanction tombe : renvoyé. Même l’armée n’a pas su le dompter.
 Il retrouve le milieu des boites de nuit. Et c’est là, au milieu des voyous, des putes et des camés, qu’à nouveau il retrouve la vocation. « J’ai compris que si le Seigneur m’appelait au milieu des loups, c’était pour les secourir ».
 Pendant deux ans, on le retrouve associé laïc des sœurs missionnaires de l’Immaculée Conception (Asmic). Pas encore un religieux, mais un petit gars dévoué qui guide les cornettes dans ces lieux mal famés qu’il connaît si bien. Sa vocation monastique se précise : « devenir un moine contemplatif, voué à la prière pour tous les paumés de mon espèce. »
 Il lit avec passion l’histoire de la vénérable Délia Tétreault (1865-1941), la fondatrice des sœurs missionnaires de l’Immaculée Conception. Dans une de ses visions mystiques, elle parle de « jeunes âmes dans un champs de blé » que le Seigneur s’apprête à moissonner. « J’ai senti que cela s’adressait à moi, explique frère Richard. C’est comme ça que je me suis décidé à aller frapper à la porte du monastère de Maromby ».
 Lui, le loup qui entre dans la bergerie ! Non pas pour dévorer, mais pour se faire agneau. « Pour donner un coup de main au Seigneur, ajoute-t-il avec humour. Je savais que ma connaissance du milieu des voyous lui serait utile… »

Même pour les athées.

 Son nom de frère Maria Gabriela Sagheddu (1914-1939), une trappistine italienne, appelée « la petite sœur de l’unité » pour avoir consacré sa vie à prier pour l’œcuménisme. Une chose qui ne pouvait que le toucher, lui l’ancien luthérien.
 C’est en marchant sur ses pas, et même en les débordant un peu, qu’il avoue aujourd’hui « prier pour toutes les confessions du monde, et même pour les athées ! ». Car depuis neuf mois qu’il est au monastère, frère Richard prend son rôle de postulant très au sérieux.
 Sept fois par jour, à l’appel de la cloche, il se rend aux offices dans sa coule blanche et prie avec les autres moines.
 La vie à Maromby n’a rien à voir avec celle qu’il a connue jusqu’ici. Levé à 3 heures du matin, couché à 20 heures, il goûte la dure règle de Sant Benoît et sa devise austère : orat et laborat (prie et travaille). Et lui qui se cabrait devant l’autorité est tout étonné de se voir si obéissant envers ses pères qui feront de lui dans cinq ans, à la prononciation de ses vœux solennels, n moine accompli. « Le service militaire chrétiens est beaucoup plus exigeant que l’autre, estime frère Richard. Quand on décide d’être moine, o sait que c’est pour toute la vie, sans espoir de permission ni d’avancement. On prend très au sérieux le mot d’ordre veiller et prier ». Cette nuit de Noël, frère Richard priera encore plus fort pour tous les réprouvés, ses frères d’abîmes.

Alain Eid, L’Hebdo de Madacascar, n°0202, 24 décembre 2008.

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vendredi 19 juin 2009

Bruno Cazin : « L'Église a de multiples visages et doit trouver les moyens de se réinventer »

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Depuis avril, le père Bruno Cazin est le nouveau vice-recteur de l'Institut catholique et premier vice-président de l'Université catholique de Lille. Il est la voix religieuse qui officie aux côtés de la présidente-recteur Thérèse Lebrun. Portrait.

«Je suis ravi d'être là. J'ai facilement dit "oui" à cette université qui joue un grand rôle dans notre région.» Bruno Cazin a déjà fait sien le petit bureau au premier étage du bâtiment central de l'Université, boulevard Vauban. Même si son esprit vient à peine de quitter Dunkerque, où il a exercé pendant huit ans les fonctions de vicaire épiscopal. «J'étais une sorte de délégué de l'évêque de Lille et coordonnais, là-bas, la vie de l'Église.» C'est d'ailleurs Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille et chancelier de l'Université catholique, qui l'a proposé, avec Thérèse Lebrun, à son nouveau poste. En remplacement de Mgr Bernard Podvin, nommé en janvier dernier, porte-parole des évêques de France.

À l'Université, Bruno Cazin sera en charge de suivre le secteur théologique, le département éthique, le biomédical et la faculté libre des sciences humaines. «Je serai l'interlocuteur des doyens concernés, même si, au sein de l'équipe de direction, je ne gouverne, bien sûr, pas seul. » Si le prêtre prend petit à petit connaissance des dossiers qu'il chapeautera, il a une vision très précise de la mission qui lui est assignée. «J'exerce ma prêtrise dans le cadre d'un dialogue entre la culture et la foi. Comment puis-je, dans mon effort missionnaire, montrer aux étudiants en quoi la proposition de l'Évangile est pertinente ?»

Bruno Cazin n'est pas de ceux qui vivent leur foi uniquement de l'intérieur. Mais s'est toujours ouvert aux autres. À travers ses études et à travers son «deuxième métier», celui de médecin, qu'il exerce à mi-temps comme praticien hospitalier en hématologie clinique à l'hôpital Claude-Huriez de Lille depuis vingt ans.

Double mission

«Mes parents voulaient que je fasse médecine. Alors, j'ai suivi leurs conseils, et puis, je suis entré au séminaire du soir», se rappelle celui qui a été élevé dans une famille de dentistes à Lille, Seclin puis Gondecourt.

Ordonné prêtre en 1991, Bruno Cazin n'a jamais choisi entre ses deux missions. « J'ai toujours conçu l'hôpital comme un haut lieu spirituel où je vérifie en permanence la pertinence de la foi chrétienne. À l'hôpital, on est confronté à la souffrance, à la mort. Ce lieu de réalité quotidienne colore ma manière d'être prêtre.»
Même si, devant ses patients, le prêtre apparaît avant tout comme leur médecin. « Mes collègues le savent, ajoute-t-il dans un sourire. J'en ai déjà marié certains, j'ai baptisé les enfants d'autres. Ça me vaut aussi quelques blagues. » Et lorsqu'on lui parle d'une perte d'influence de l'Église, il affiche une foi inébranlable : « L'Église a de multiples visages. Elle doit trouver les moyens de se réinventer. »

La Voix du Nord, le jeudi 18.06.2009
par MARIE CASTRO
PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

 

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mardi 28 avril 2009

Un jeune Dunkerquois est devenu religieux !

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F. Columba, Joffrey Jennesson, a prononcé sa profession solennelle au monastère bénédictin d’En Calcat dans le Tarn, le samedi 25 avril en la fête de St-Marc. Il a ainsi engagé sa vie au sein de cette communauté. Après avoir quitté « son pays » à l’âge de 19 ans pour suivre des études en "Arts appliqués" , un BTS de "design industriel" dans le Sud, il se pose des questions sur le sens de sa vie et de ce à quoi il est appelé, il y réfléchit avec l’aide des prêtres du séminaire de Toulon et découvre un appel à la vie religieuse.

Eglise de Lille : Peux-tu nous dire comment est née ta vocation ?

Le scoutisme a tenu une place importante dans mon cheminement chrétien. En 2000, aux Journées Mondiales de la Jeunesse qui avaient lieu à Rome, j'ai ressenti un appel du Seigneur à donner toute ma vie dans une forme de vie consacrée mais tout était encore un peu flou. J’ai donc fait le choix d’entrer au séminaire l'année suivante pour mieux comprendre cet appel. Je pensais à la vie religieuse et ne désirais pas devenir prêtre. Au cours de l’été 2002, je me suis enrichi d’une expérience chez les franciscains du Bronx à New-York, c'est là que tout s'est précisé : je comprenais que le Seigneur m’appelait à "la vie religieuse contemplative !" Jamais, je n'avais imaginé que je puisse devenir moine. Jusque là, l’idée d’être à l’écart du monde, enfermé dans un monastère me rebutait...

A New York, devant l'immensité et le "bruit" de la ville, j’ai réalisé que ma vie prenait sens dans la prière et le silence, et que je serais personnellement plus uni et proche des pauvres dans une forme de vie cachée, comme Jésus à Nazareth...

A mon retour en France, j’en parle à un ami du séminaire qui me fait alors connaître « En Calcat », un monastère bénédictin dans lequel il est resté 9 mois en 1989. Je décide de m’y rendre et attrape un "coup de foudre" pour ce lieu: » je me sentais chez moi ». Après plusieurs stages, la communauté décide de m’accueillir comme postulant puis comme profès temporaire. Cela fait maintenant 6 ans que je vis au sein du monastère et suis prêt à cet engagement pour la vie.

* Qu'est ce que tu as trouvé à En calcat ?

Une soixantaine de frères, jeunes et âgées, qui cherchent Dieu, ensemble, dans la prière et le travail. Quand on rentre au monastère, on vient pour le silence, et pour "chercher Dieu", en fait, on trouve d'abord des frères qui ont des qualités et des défauts, on se découvre soi-même avec les mêmes richesses et faiblesses. On y trouve la présence de Dieu dans le concret, dans la vie fraternelle, tout simplement et pas ailleurs ! On y trouve aussi beaucoup de gens de passage qui viennent avec toute leur humanité, et cela est aussi très important.

* Que vis-tu au quotidien ? Quelles sont tes activités ?

Dans un climat de silence, je partage mon temps entre la prière, le travail, la vie commune. Personnellement, après avoir entretenu deux ans le jardin, et avoir réalisé quelques vitraux et céramiques, je travaille depuis 3 ans dans un atelier de montage de cithares.

Que t'apporte la vie communautaire ?

La vie communautaire m'apporte beaucoup ; ce que je suis aujourd'hui, je le dois à mes frères, à leur confiance. Elle est soutien et stimulation pour la prière. Les autres sont des miroirs ; je ne peux pas faire semblant dans les relations fraternelles ! On essaie de se soutenir mutuellement dans les difficultés et on partage de belles joies, notamment aux grandes fêtes. Le fait de vivre ensemble n'est pas simplement de l'ordre de la commodité, on essaie de vivre ensemble la grande prière que Jésus adresse au Père, être "Un", comme le Père, le Fils et l'Esprit sont Un, avec les différences que cela implique. Il n' y a pas d'unité de la communauté sans l'acceptation des différences de chacun.

* Quel est le sens du choix de vie que tu prends définitivement ?

Le 25 avril, le jour de ma profession solennelle, j’ai prononcé devant Dieu et la communauté les vœux monastiques selon la règle de saint Benoît : conversion, stabilité et obéissance. La conversion implique de se "retourner" continuellement vers Dieu car on s'en éloigne vite ! La stabilité signifie que je m’engage à vivre au sein de la communauté et au même endroit toute ma vie. Par l'obéissance, je vais manifester que je veux décider avec les autres ce qui est bon pour moi. A partir de ce jour-là, je ferai partie intégrante de la communauté, et plus rien ne m'appartiendra en propre, y compris ma propre vie ! "Il n' y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis", dit Jésus. Notre vie est basée sur le service, c'est-à-dire l'amour mutuel, dans le don total de notre existence, à l'image du Christ qui s'est fait serviteur…

  • Quelle est ta      parole d'évangile préférée ?

J'en ai beaucoup !  J'aime surtout dans l'évangile de Jean : « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu'ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m'as envoyé..." Jn 17,21

* Qu'aimerais-tu exprimer aux chrétiens du diocèse et aux jeunes qui se posent des questions sur le sens de leur vie ?

J'aimerai dire que Dieu nous aime infiniment comme ses enfants ! Nous avons à le découvrir, à en faire l’expérience. Pour répondre à son amour, il nous faut grandir en liberté car aimer signifie surtout "donner", et non simplement "prendre" l'autre. Pour donner à son "prochain", nous avons besoin d’apprendre à "recevoir" de Dieu, dans la prière et le silence, mais aussi à accueillir ce que nous donne les autres. Gardons un peu de place pour Dieu et les autres, ne soyons pas trop "pleins" de choses inutiles et passagères!

Aux jeunes qui se posent des questions sur la vie, j'ai envie de leur dire : N'ayez pas peur de "donner" de vous-même autour de vous. Chaque fois qu'on essaie de se protéger et de se renfermer, c'est l'échec ! Au contraire, l'ouverture dans le don dilate et rend heureux... il s'agit pour chacun de donner d'abord ce qu'il a reçu de particulier de Dieu.

* un dernier message ….

 Je vous invite à venir parler de tout çà sur place, à « En Calcat »! Et priez avec moi... je prierai aussi pour vous.

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jeudi 23 avril 2009

Rencontre avec le Père Desrumaux

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Lorsque l’on rencontre le Père Desrumaux on est tout de suite frappé par son dynamisme. Ordonné prêtre par le Cardinal Liénart il y a de cela 53 ans, il est aujourd’hui âgé de 78,5 ans et vit une vraie fausse retraite depuis trois ans. Vraie fausse ? Oui, parce que Jean Desrumaux est un éternel appelé. Aîné d’une famille de sept enfants, très proche de son oncle prêtre, c’est dès le primaire qu’il a pensé à la prêtrise. Puis tout au long de sa vie il a toujours su dire « oui » aux différentes missions qui lui ont été confiées. Se décrivant lui-même comme un « passionné de l’Eglise », profondément animé par le désir de servir autrui, il a d’abord consacré une trentaine d’années dans l’enseignement catholique! Après avoir été enseignant pendant une dizaine d’années, il devient directeur de son collège (Sacré-Cœur à Estaires). Là il s’attache d’une part à s’occuper des enfants en difficulté (« une mission essentielle de l’enseignement catholique » dit-il) et d’autre part à faire former les différents intervenants de l’établissement : depuis les enseignants jusqu’aux cuisiniers !

Après ces nombreuses années dans l’enseignement, le Père Desrumaux fut pendant les 21 années suivantes curé de paroisse. Pour lui, être prêtre est un « engagement de tous les jours ». Face au défi de plus en plus lourd de la diminution du nombre de prêtres il s’est attaché à responsabiliser les équipes de laïcs, essayant de « cristalliser » au mieux les idées et les énergies. A 76 ans il pense prendre sa retraite… Mais il est rappelé pour faire vivre notamment la paroisse St Benoît des Marais à Lomme, jusqu’à ce que le Père Jean-Claude Loock, récemment ordonné prêtre ne vienne prendre la suite.

Le Père Desrumaux a dès lors profité des quelques mois de sa nouvelle condition de retraité pour s’investir dans la Fraternité Diocésaine des Parvis, dont les trois piliers lui tiennent à cœur : passer du temps à approfondir la parole de Dieu, avoir une vie simple et solidaire, être disponible aux appels de la vie et de l’Eglise. Par ailleurs il continue d’accompagner le groupe des catéchistes, parents et enfants dans le parcours des « Caravaniers » sur la paroisse de St André où il réside..

Mais cette fois encore la retraite du Père Desrumaux, pourtant bien méritée, n’aura pas été longue, car il a été rappelé pour accompagner quelques mois notre paroisse de Saint Maurice des Champs … et nous le remercions d’avoir, cette fois encore, dit « oui » AA Le Mouëllic

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mercredi 18 mars 2009

Fr. Arnaud:"...une réponse à un Amour qui le dépasse et le porte tout entier..."

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Le Frère Arnaud, originaire du diocèse de Lille, a fait 'sa profession monastique' le 4 janvier dernier à Cîteaux, voilà ce qu'il adresse à son ancienne paroisse de Bailleul:

Chers amis, paroissiens de Bailleul,

Je voudrais d’abord vous remercier chaleureusement pour votre prière à l’occasion de mon engagement dans la vie monastique après 6 ans de vie à Cîteaux. En guise de témoignage, je me propose de répondre à quelques questions souvent posées par les personnes que je rencontre au monastère. Elles rejoindront peut-être les vôtres…

Comment es-tu devenu moine ?

Avant tout en réponse à un appel. J’ai reconnu en moi et dans ma vie le désir profond d’une vie de plus grande proximité avec le Christ à travers la prière et la vie en communauté.

Ce n’est pas d’abord une idée qui vient de moi, mais plutôt une invitation du Seigneur, surprenante et dérangeante, mystérieuse aussi, mais qui m’a fait pressentir dès le départ la promesse d’un bonheur véritable pour moi sur ce chemin.

A quoi sert un moine ?

La vie du moine voudrait être une réponse à un Amour qui le dépasse et le porte tout entier. Aussi, comme l’amour, elle est plutôt du domaine de la gratuité que de l’utilité immédiate ou de l’efficacité. Pourtant, cela ne veut pas dire qu’elle soit inutile. Qui pourrait dire que l’amour ne sert à rien ?

Il y a pourtant d’autres manières de témoigner de l’amour de Dieu ; pourquoi es-tu devenu moine alors que tant de paroisses manquent de prêtres ?

 Il faudrait demander cela au Seigneur ! Pour moi, l’appel est clairement situé vers la vie monastique. Je pense que cela doit faire partie des désirs du Seigneur qu’il y ait dans son Corps certains membres qui soient davantage oreille et cœur pour accueillir sa Parole tandis que d’autres sont plutôt bouche, mains et jambes pour annoncer l’Evangile par la parole et les actes.

Comment peux-tu vivre coupé du monde ?

 C’est vrai que les moines ont une certaine distance par rapport à la vie du monde mais ce n’est pas une coupure. Nous recevons les informations à travers les journaux, les personnes que nous recevons, et cela façonne aussi notre prière. La prière nous tourne à la fois vers l’Autre et vers les autres ; les psaumes, notre pain quotidien, nous invitent sans cesse à accueillir les épreuves, les espoirs, les joies des hommes et à les présenter au Seigneur.

Après ces quelques lignes vous trouvez peut-être mes réponses un peu courtes ou vous avez peut-être de nouvelles questions…

Je vous propose alors de découvrir de plus près les communautés de la famille cistercienne implantées dans le diocèse : les frères du Mont des Cats et les Sœurs (Bernardines d’Esquermes) du monastère ND de la plaine, à Saint André.

Une rencontre ou la participation à un office sont parfois plus parlantes, plus éclairantes que de longs discours…

par la prière, je reste proche de vous.

fraternellement

fr Arnaud

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samedi 7 mars 2009

Lionel, bientôt diacre...


Lionel, bientôt diacre from Pastorale des Jeunes on Vimeo.

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vendredi 20 février 2009

Lionel, bientôt diacre...


Lionel, bientôt diacre from Pastorale des Jeunes on Vimeo.

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vendredi 13 février 2009

On lui a 'tiré' le portrait: Bruno B.

BECKER_Bruno

Le 7 décembre dernier, au séminaire de la faculté catholique de Paris , ( des carmes), Bruno a été institué lecteur et accolyte.

Bonjour ! Je suis Bruno Becker, j’ai 24 ans, et je suis séminariste en 3e année pour le diocèse de Lille.

 Pour moi, entrer au séminaire n’allait pas de soi : je n’en avais pas du tout envie, et puis je ne me voyais simplement pas dans le rôle de prêtre.

 Après le bac, j’ai commencé des études d’histoire. Je voulais devenir professeur. J’ai passé ma licence, fait quelques stages, et ça me plaisait vraiment. Mais en commençant ma maîtrise, j’ai commencé à sentir le besoin d’autres engagements : de vivre de ma foi, d’un amour pour les autres. Ce n’est pas du tout incompatible avec le métier de prof, et je me suis d’abord contenté de m’imaginer une vie bien remplie : j’aime aussi beaucoup les activités d’animation, et mes vacances se passaient en partie en colonies &co.

 Mais en milieu d’année, plusieurs événements, parfois presque insignifiants, se sont enchaînés : discussions entre amis sur nos projets professionnels, renouvellement de l’équipe des prêtres de ma paroisse, une autre discussion sur les prêtres diocésains (inutiles ?), et finalement dossier de candidature/motivation à remplir pour être prof.

 Il y a eu une semaine pour moi assez intense, où d’abord sans m’en rendre compte, j’ai commencé à envisager sérieusement l’idée d’une vocation presbytérale, en la rejetant aussitôt. Je crois avoir listé les arguments habituels : refus du célibat, de la pauvreté, d’un don total de soi ; désir de travailler enfin ; peur de son manque de foi, de compétences… en tout cas bien assez pour me convaincre.

 Et puis il y a eu un moment bien particulier, où la certitude s’est imposée à moi qu’être prêtre diocésain était un chemin de bonheur, et peut-être le meilleur moyen pour moi d’être heureux, en suivant l’appel de Dieu. Si je devais décrire l’état d’esprit dans lequel j’étais, je garderais deux mots : en paix et heureux.

 A partir de là, ma vie était bouleversée ! J’ai rencontré l’évêque de Lille, le SDV ; et puis l’Église m’a donné le temps et les moyens de mûrir cette vocation, de la découvrir aussi ! J’ai terminé mon année d’histoire, obtenu ma maîtrise, puis j’ai demandé à rentrer au séminaire.

 Depuis 3 ans, je découvre toujours un peu plus ce que peut signifier être prêtre aujourd’hui (et demain !). Surtout, je suis heureux. Heureux de donner comme but à ma vie de rapprocher les autres de Dieu, de rechercher leur bonheur.

 Évidemment, cette vie peut être parfois exigeante, mais comme toute autre, j’y ai découvert une joie profonde, j’ai envie de dire : « comme un poisson dans l’eau ».

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