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jeudi 5 novembre 2009

Yves Leleu a été ordonné diacre

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Yves Leleu, 50 ans, marié et père de trois enfants, a été ordonné diacre le 18 octobre à la cathédrale de la Treille de Lille. Kinésithérapeute à l'hopital de Bailleul, ville où lui et sa famille ont élu domicile en 1983, cet homme de foi atteint peut-être un idéal : soigner le corps et l'âme.

"J'ai une attirance pour le contact. On est appelé à faire quelque chose. C'est une volonté de l'autre que moi j'appelle Dieu ", résume Yves Leleu. L'appel, le Bailleulois l'a reçu en 2003 lorsque le père Delannoy lui a demandé de "penser à l'avenir". Yves était sur le départ au sein de l'équipe d'animation paroissiale. Le catholique donnera sa réponse un an plus tard, après des mois de réflexion et d'interrogation. "Je ne me sentais pas capable de le faire. D'abord, ce sont les questions d'ordre matériel qui surgissaient, à propos de la vie de famille, du temps consacré à cette mission. Cathy, mon épouse, n'était pas favorable au début. Je l'aurais mal vécu si je l'avais fait contre son envie ", avoue-t-il. Lorsque Yves accepte, six années de formation se profilent devant lui. En 2004, "l'année zéro", le couple Leleu rencontre d'autres diacres et leur épouse. Tous les deux mois ils participent à un week-end de formation et, une fois par an, à un week-end de retraite. Une équipe d'accompagnement teste le couple, une équipe "secrète" prend du recul sur le cheminement. Yves se souvient d'une épreuve particulièrement perturbante : "le diocèse nous demandait d'envisager tous les aspects positifs pendant deux jours, puis de consacrer deux jours aux aspects négatifs. Ce furent des jours pas faciles à vivre !" Une remise à plat intégrale pour ce chrétien s'est interrogé sur la prêtrise à l'âge de 20 ans. "J'ai rencontré Cathy six mois plus tard ", glisse-t-il en souriant. En 2008, lors des ministères institués, la parole est libérée, l'engagement diaconal d'Yves est rendu public. Car depuis quatre ans, le couple suivait la formation dans un secret absolu imposé par le diocèse. Même leurs enfants l'ignoraient. "Ma plus petite fille était contente. Mon fils n'a pas eu de problème avec cela et ma grande fille nous a posés des questions de manière ininterrompue pendant un trajet de trente minutes en voiture", explique-t-il.
Avec la famille, le lieu de travail est l'un des axes forts de sa mission confiée par l'évêque. Depuis son ordination, trois personnes sont passées dans son bureau à l'hôpital pour discuter de problèmes privés. Yves Leleu précise qu'il ne remplace pas l'aumônier, son écoute se porte plutôt sur le personnel soignant. Le nouveau diacre sera aussi le ministre d'Eglise dans l'équipe d'accompagnement au mariage ainsi que dans "Graine de parole", dédiée aux enfants qui débutent la catéchèse. L'ordination ne marque pas la fin de la formation d'Yves Leleu : deux années restent à accomplir.

L’Indicateur, le 28 octobre 209, N. de R.
http://www.lindicateurdesflandres.fr/actualite/Region/2009/10/28/le-soin-du-corps-et-de-l-esprit.shtml

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jeudi 22 octobre 2009

Cinq nouveaux diacres permanents ordonnés

diacres_permanents

Mgr Ulrich a ordonné hier cinq diacres permanents à la cathédrale Notre-Dame de la Treille.

Trois semaines à peine après l'ordination de Mgr Coliche, la cathédrale lilloise débordait à nouveau de fidèles pour voir Jacques, Yves, Étienne, Pascal et Luc embrasser la voie diaconale à laquelle ils aspiraient depuis plusieurs années.

Tous mariés et pères de famille, les ordinands ont écouté tour à tour leurs équipes d'accompagnement expliquer leur parcours à l'archevêque Mg r Ulrich, qui les a jugés dignes d'être ordonnés. Leurs épouses, qui ont suivi à leurs côtés une formation de quatre à cinq ans, ont ensuite accepté « tout ce que le diaconat apportera de nouveau dans le couple et la famille ».

Les fidèles ont repris avec Mgr Ulrich la liturgie de l'ordination, avant que les cinq ordinands s'engagent et promettent obéissance. Puis, après la litanie des saints qui a fait résoner la cathédrale, l'archevêque a effectué le geste essentiel de l'ordination : l'imposition des mains sur les futurs diacres, dans le plus grand silence.

Ministres du service

Enfin, le stress de la cérémonie a laissé place au sourire des ordinands lorsqu'on leur a remis l'étole et l'évangéliaire, symboles qui font désormais d'eux des ministres du service. Le baiser fraternel à leurs familles leur a fait atteindre le paroxysme de l'émotion. Et à la fin de la célébration, chacun a reçu de Mgr Ulrich sa lettre de mission.

Yves Leleu, kinésithérapeute, Pascal Sansen, enseignant, Étienne Mellot, cadre informatique, Luc Trédez, professeur, et Jacques D'Haese, aide-soignant en gériatrie, ont ainsi rejoint la soixantaine de membres du diaconat lillois.

Chrétiens très bien intégrés dans leur vie sociale et spirituelle, ils continueront à s'impliquer auprès de leurs prochains, « à l'image de Jésus ». Ils étaient déjà tous engagés dans leurs paroisses respectives, participant à la liturgie et au baptême, ou encore à la catéchèse.

« Car le fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir », a écrit saint Marc dans son Évangile. C'est à cela que les cinq hommes consacreront désormais leur vie, non plus en leur nom propre, mais au nom de l'Église.

• A. H. , lundi 19.10.2009, 05:02 - La Voix du Nord
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2009/10/19/article_cinq-nouveaux-diacres-permanents-ordonne.shtml

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Mgr Laurent Ulrich: « Parmi vous il ne doit pas en être ainsi. »

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Homélie de Mgr Laurent ULRICH, pour l'ordination de cinq diacres permanents, le dimanche 18 octobre 2009, à la cathédrale Notre Dame de la Treille, à Lille.

Chers amis qui m'écoutez dans cette cathédrale, ou par le moyen de notre radio RCF-TO, et vous cinq, Jacques, Yves, Étienne, Pascal et Luc, qui, au milieu de nous, devenez par l'action de l'Esprit Saint et mon ministère d'évêque, diacres de l'Église de Lille, laissez résonner cette parole que nous venons d'entendre.

« Parmi vous il ne doit pas en être ainsi. » L'ordre de Jésus est clair et net, on pourrait même dire qu'il est sec et ne souffre pas de réplique. Malheureusement, dans l'Église même, au cours de sa longue histoire, la tentation de la domination et de l'autoritarisme, ou celle de la vanité liée à l'exercice du pouvoir, s'exercent en permanence. Et cela doit interroger chacun de nous, forcément : il ne suffit pas de dire que l'on se met au service des autres pour être délivré de ces tentations. Il nous est bon d'entendre cette parole, que vous n'avez pas choisie, en ce dimanche de votre ordination diaconale. Parce que, justement, l'ordination des diacres, dans l'Église, signifie la place du Christ qui se met au service de tous, et n'en profite pas pour s'instituer dans le rôle d'un dominateur.

Ce que nous comprenons d'abord, c'est que la tentation est simple, quasi naturelle, c'est-à-dire universelle. Même des personnes comme les apôtres de Jésus, des modèles pour nous, des saints qui ont donné leur vie pour lui, des colonnes sur lesquelles notre foi est appuyée, ont à la bouche cette demande : donne-nous, quand tout sera fini, que nous en aurons terminé avec les luttes et les mesquineries de la vie présente, d'être à côté de toi, l'un à ta droite, l'autre à ta gauche, … au premier plan sur la photo, en somme !

Vous avez remarqué : ils ont dit : « dans ta gloire ». C'est ce que j'ai traduit : quand nous en aurons fini avec les luttes et les mesquineries de la vie présente ! Ils n'ont pas vu que, justement, ils ont une demande mesquine, fermée sur eux-mêmes. Le combat que Jésus mène se situe à cet endroit exactement : « pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Pour avoir part un jour avec le Christ, dans la gloire, il faut avoir lutté avec Lui, contre cet esprit en nous, et cela prend bien toute une vie : « vous y boirez », assure Jésus à ses disciples. Dans la gloire du Christ, il n'y aura pas de réussite plus grande qu'une autre, il y aura une égale considération pour tous, une égale lumière, un égal bonheur : chacun se sera mis au service d'autrui, personne ne pensera plus à passer devant, et s'il y a une compétition, c'est celle de la simplicité, c'est celle de l'oubli de soi jusqu'à l'amour de Dieu, selon le modèle que Saint Augustin fournit pour bâtir la cité de Dieu. S'il y a des premières places, il ne saurait y avoir des critères d'attribution à la manière dont nous donnons des prix !

Mais ce projet de la simplicité, il n'est pas simple à vivre, nous l'expérimentons. C'est le projet de l'humilité, de l'amour inconditionnel et du service. En fait, c'est un chemin au cours duquel le Christ se montre à nous de diverses manières. C'est d'abord à travers des exemples de serviteurs, célèbres ou presque inaperçus : nous en connaissons tous. Mais c'est aussi à l'occasion d'humiliations que nous subissons nous-mêmes, ou que nous constatons autour de nous, et qui nous révoltent ! Comme, par exemple, celles qui sont faites à des étrangers ou à d'autres qui sont d'origine étrangère, qu'ils soient en situation irrégulière ou non. En effet, lorsque nous voyons de ces personnes, nous considérons le respect qui leur est dû parce qu'elles sont des personnes humaines, parce qu'elles ont un visage d'homme aussi respectable que le nôtre, et parce que leur visage nous montre celui du Christ défiguré : voilà pourquoi beaucoup se mettent à les accueillir et à les soutenir.

Et puis le Christ se montre encore à nous à travers la rencontre avec des personnes qui ont opéré un grand tournant dans leur vie, et qui ne sont plus à la recherche d'elles-mêmes, mais dans le désir permanent de partager, de donner, d'offrir ce qu'elles sont et ce qu'elles ont reçu. À travers elles, nous discernons, dans la foi, le visage du Christ qui les guide, même si elles ne le savent pas.

Et qu'est-ce qui maintient en nous la foi que le Christ vit au milieu de nous, que son Esprit agit dans les hommes que nous rencontrons ? C'est l'Église, qui est son sacrement, son signe. Et ce sont les sacrements que nous recevons, et que nous sommes nous-mêmes. Dans l'Église, il y a des diacres, des hommes choisis pour être signes du Christ Serviteur de ses frères. Et ceux-ci, ils ont à se convertir pour laisser passer la lumière du Christ, pour devenir signes de Lui. Ils ont à susciter, et à soutenir autant qu'il est possible, les attitudes de générosité et de service. Ils ont à nous appeler, par leur parole, et plus encore par leur engagement personnel, à servir. Par la prière, par la méditation de l'Évangile, par la réception des sacrements, comme d'autres chrétiens, ils prennent conscience de qui ils sont le signe. Par l'écoute avec d'autres comme ministres de la Parole de Dieu, ils révèlent cette présence généreuse du Christ au milieu de nous.

Chers amis qui allez recevoir l'ordination diaconale, par l'imposition de mes mains et la prière de toute l'Église, je ne peux pas détailler pour chacun de vous comment ce ministère prendra forme en vos vies. Dans vos professions de soignants ou d'enseignants, ou dans une entreprise, dans vos engagements sociaux et familiaux, dans votre participation à la vie de l'Église, vous avez déjà de multiples occasions de montrer que le service des autres, et le service de l'humanisation de la société est le chemin du plus grand bonheur pour tous. Vous avez surtout à laisser transparaître l'image et le visage aimant du Christ qui s'approche et sert ses frères, vos frères, nos frères.

Vous serez des serviteurs de l'appel à l'entraide. Il existe de multiples associations, chrétiennes ou non, auxquelles vous appartenez ou appartiendrez ; ce n'est pas vous qui faites tout, bien sûr, mais vous savez solliciter, mettre en route, accompagner ceux qui s'y mettent. Dans la discrétion, dans le désir de faire grandir, dans l'amitié qui ne vient pas de vous, mais du Christ qui vous a appelés, et qui à travers vous se rend proche de ceux que vous servez.

Vous serez des serviteurs par la prière personnelle et la prière de l'Église à laquelle vous participez de façon quotidienne : ce que nous appelons la prière des Heures et l'oraison. C'est ainsi que votre vie deviendra plus transparente au Christ, et rendra le Christ davantage visible. L'école de l'humilité passe par là. C'est à Lui que nous rendons grâce, ce n'est pas à nous que nous rapportons ce que nous faisons. Dans la prière, dans les sacrements reçus et aussi dans les sacrements que vous donnerez, le baptême et le mariage principalement, dans l'eucharistie que vous servirez aussi en la distribuant, dans la présence aussi auprès de ceux qui ne reçoivent pas les sacrements, le Christ vous façonnera, jour après jour, un visage, votre visage de serviteur à sa ressemblance.

Vous serez des serviteurs de la Parole de Dieu. C'est elle qui fait comprendre que tout vient du Père, tout passe par le Christ, tout est animé par leur Esprit commun. La Parole de Dieu n'est pas une morale, ni un embrigadement, elle nous ouvre un avenir infini ; nous ne serons pas découragés de nos insuffisances et de nos échecs, mais relancés par son appel.

Ainsi, pour parler comme la liturgie dans quelques instants : « Que Dieu lui-même achève en vous ce qu'il a commencé ! »

http://catholique-lille.cef.fr/page/homelies_suite.php?id=3155_0_6_0_M

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vendredi 16 octobre 2009

Diocèse: ordination diaconale

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Dimanche 18 octobre 2009 à 15h30 à la Cathédrale Notre-Dame de la Treille de Lille.

De D'haese Jacques, Leleu Yves, Mellot Etienne, Sansen Pascal, Tredez Luc.

Re-transmission et commentaires sur RCF-Radio T.O. 97.1FM. www.rcf.fr

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mercredi 14 octobre 2009

Martial Wicquart: Le Christ n’a pas de honte de nous appeler ses frères

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 Voici un Évangile particulièrement difficile à entendre pour les divorcés remariés. « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d’adultère envers elle ».
Ayons une pensée pour eux, de plus en plus de personnes dans l’Eglise prennent conscience de la difficulté réelle qui existe. Un cri de désespoir est entendu, ils se sentent souvent rejeté d’une partie de l’Eglise alors que comme nous ils y ont toute leur place.
Des groupes de réflexions se constituent, avant de proposer quelque chose, il est toujours bon de prendre du temps, d’écouter les personnes concernées, mais aussi de laisser résonner toute la parole de Dieu en nous.
Je ne vais pas aller beaucoup plus loin aujourd’hui sur ce sujet, mais sachez que cela habite ma prière et celle de nombreuses personnes engagées dans l’Eglise.

Je vous propose de vous parler de ma mission diaconale vécu en homme marié. La première lecture nous dit que nous ne formons plus qu’un. Et pourtant, un seul a été ordonné le 20 octobre 2007.
Nathalie a suivi toute la formation, elle a choisit cette voie difficile de la confiance en un engagement du couple où un seul reçoit un sacrement pour une mission qui nous concerne tous les deux.
Est-ce de la folie ? Où notre union permet-elle des liens qui nous réunissent malgré un itinéraire différent ?

Souvent le diacre est vu comme un ministre ordonné au service de la communauté, signe du Christ serviteur. La place de l’épouse n’est pas visible dans cette définition.
L’épouse est aussi rarement visible auprès de son mari aux célébrations, le diacre est dans le chœur, l’épouse dans l’assemblée. La place des femmes dans l’Eglise reste un peu dans l’ombre. Alors, il n’est pas toujours simple le dialogue, les prêtres habitués à vivre seul oublie parfois que nous sommes deux formant un couple.

Heureusement, nous n’avons pas découvert cela avec l’ordination, mais une mise en garde avait été faite. Nous apprenons depuis le début de ce parcours à échanger nos points de vue et à garder en priorité notre famille.
C’est le premier point des lettres de mission de tous les diacres mariés. Sa mise en application nécessite beaucoup de vigilance et d’amour réciproque.

Je suis également envoyé en mission sur mon lieu de travail. L’Eglise me demande comme à tous ses baptisés d’être signe de Jésus-Christ là où je suis. Nous sommes tous signes les uns pour les autres. Le diacre reçoit le jour de son ordination une grâce particulière pour devenir un témoin privilégié. En tant qu’enseignant dans un lycée catholique, mes collègues savent tous que je suis devenu diacre.
Pour eux, je représente l’Eglise, il n’est pas rare que l’on me questionne sur les points plus difficile à comprendre. J’essaie avant tout d’être une oreille attentive, et parfois le porte parole.
Nathalie et moi nous portons souvent dans la prière ces événements reçus en partage.

Pour les élèves, je reste un prof, aux nouveaux je leur ai dit que j’étais diacre après 15 jours de cours et ils ont eu du mal à me croire.
Il voit souvent leur prof comme un prof et rien d’autre, ils oublient que nous avons une vie et que nous ne la passons pas qu’à corriger des copies et préparer des cours. J’appelle cela une étiquette, et je n’aime pas les étiquettes toute faite. Pour Nathalie, je n’aime pas lorsque l’on cherche à l’étiqueter femme de diacre.

Troisième point de ma mission, aider ceux qui ont fait un pas dans l’Eglise à en faire un deuxième. Pour cela, j’ai rejoint une équipe en CMR, chrétien dans le monde rural. Je suis aumônier de cette équipe et je m’aperçois que la relecture d’événements avec d’autres, aide à aller plus loin.
Il n’est pas rare pour les couples que ce lieu d’échange soit aussi un lieu de découverte de l’autre. On m’a aussi confié une catéchumène, quel bonheur de voir la joie de la découverte de l’Evangile.
Nous, nous sommes parfois un peu blasé, mais en approfondissant avec des nouveaux venus, on se rencontre un peu mieux de la chance que nous avons de connaître Jésus.

En couple, nous avons gardé notre engagement aux équipes Notre Dame. Dans notre équipe, nous sommes un couple parmi d’autres, il était important pour nous de garder un lieu d’Eglise où je n’avais pas de responsabilité particulière.

Pour terminer, ma mission a aussi tout un aspect liturgique, la liturgie des heures que nous faisons le plus souvent possible à deux. Le diaconat nous a fait progresser tous les deux dans une prière fidèle et ouverte aux autres.
Pour les mariages et les baptêmes, Nathalie participe de temps en temps, son apport est différent du mien, nous nous complétons.

La vie de couple est une aventure, il serait faux de croire que cela se vit sans difficultés. Mais le bonheur est tellement fort lorsque nous voyons l’autre heureux.
Nous sommes engagés sur un chemin rempli d’imprévus, avec la grâce de Dieu nous cherchons à porter à tous sa bonne nouvelle.
Tous nous avons du prix à ses yeux et nous sommes uniques, notre histoire est lié au Christ. Quelques soient nos difficultés, le Christ nous aime, il souhaite notre bonheur. « Il n’a pas de honte de nous appeler ses frères », je dirais même il est heureux d’être notre Frère.

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